Teddy Riner après sa victoire à Budapest : « C'est un bon retour »

Retour gagnant pour Teddy Riner (S. Boué/L'Équipe)

Pour sa reprise en compétition internationale, un an après les JO à Tokyo, Teddy Riner se dit satisfait après sa victoire au Grand Chelem de Budapest, ce dimanche.

« 38 secondes seulement pour ipponiser le Néerlandais Snippe, vous avez été expéditif en finale de ce Grand Chelem de Budapest...
J'ai vu que j'ai pu poser les mains, j'ai vu une opportunité, j'y suis allé.

Satisfait de ce retour gagnant sur la scène internationale, un an après les JO ?
C'est fait, du coup j'ai mérité du repos, je suis content. C'était dur aujourd'hui (dimanche), de se remettre dedans. Revenir sur un Grand Chelem après un an d'entraînement, de préparation. Ce n'est jamais facile de se remettre dedans. J'ai réussi à aller au bout de cette journée, je me suis pas mal exprimé, je suis content.

Toute la journée, je fais ippon parce que même hansoku-make (aux pénalités sur Kokauri, en quarts) c'est ippon, donc c'est cool. La saison a été dure, les stages à l'étranger, la préparation physique et tout ce que j'ai fait pour en arriver là aujourd'hui. Le repos va faire du bien.

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Qu'allez-vous faire de vos vacances ?
La vérité être en vacances, c'est pff... C'est ne pas devoir se lever pour aller à l'entraînement, c'est dormir jusqu'à dix heures même si je sais que je serai levé à 8 heures. Mais pas cette pression de ne pas arriver en retard à l'entraînement, se dire aujourd'hui je vais travailler pour progresser. Là pendant deux semaines, je vais travailler pour me reposer.

Ce dimanche matin aviez-vous un peu le trac ?
Il y en a toujours. Je ne connais pas une compétition où je ne l'ai pas eu. Toujours eu cette envie de bien faire, de gagner. Bien sûr qu'avant de monter sur le tapis, il y a un peu de trac, parce qu'on n'a pas envie de perdre. On s'entraîne des heures entières pendant des années pour être meilleur. Imaginons, on arrive et ça flanche, c'est frustrant.

« Je suis un insatisfait, je sais ce que j'ai à travailler pour être meilleur »

Avez-vous eu les réponses que vous cherchiez ?
Oui, j'en ai eu quelques-unes. Je suis un insatisfait, je sais ce que j'ai à travailler pour être meilleur. J'aurais voulu être un peu plus rapide, tonique, plus à l'aise dans mes baskets. Mais bon, c'est un retour, après un an ce n'est pas évident. Je ne m'en veux pas non plus, on va travailler ça. Je n'ai pas peur du travail, donc ça va aller. Ce n'est qu'une étape, ce qu'on veut c'est arriver dans les meilleures conditions pour les JO à Paris en 2024. Ça commence par celle-ci.

Vous dites ce n'est qu'une étape, la prochaine ce sont les Mondiaux (6 au 13 octobre en Ouzbékistan) ?
Normalement oui. On doit faire un check avec tout le staff mais normalement oui.

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Avant ce retour, vous disiez que vous n'aviez pas de pression, en fait si...
Il y a toujours un petit peu de pression, c'est normal. Celui qui dit qu'il n'y a pas de pression c'est un menteur. La pression même infime est toujours là. Il y a la bonne pression et la mauvaise, celle qui transcende, qui permet d'avancer, de faire de belles choses comme aujourd'hui.

La pause entre la demi-finale et la finale a été très longue, six heures, comment l'avez-vous vécue ?
J'ai l'habitude maintenant. Ce n'est jamais évident mais ça fait partie de l'histoire de ma catégorie, on est toujours en dernier. Mais il y a une chose que je me répète très souvent, quand il y a un obstacle au lieu de l'éviter, on fonce, on le gère.

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En demi-finale contre le Géorgien Zaalishvili, vous n'avez pas eu peur de lancer des attaques...
Je savais que c'était un mec fort, je l'ai eu dans les mains à Doha (en 2021). C'est le Géorgien qui monte. J'ai pris du plaisir sur ce match. J'aime bien tomber contre des mecs forts, qui en veulent. Ça montre aussi que j'ai un bon niveau, que je ne suis pas trop mal et que je peux encore croire à ces JO de 2024 parce que je sais que je suis en concurrence...

Avec vous-même...
Bien évidemment ! »

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