Teddy Thomas (Racing 92) : « Je l'ai eu tellement dure que je suis carrément parti à l'étranger »

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Auteur d'un doublé contre Biarritz, samedi, l'ailier international a mal vécu de s'être blessé pendant le dernier Tournoi des Six Nations. Il veut désormais quitter le Racing sur un premier titre.

« Comment expliquez-vous cette victoire face à Biarritz en deux temps bien distincts ? Vous étiez menés 6-7 à la pause puis vous avez gagné 34-0 la seconde période...
On va retenir le positif, c'est ça le plus important. On a fait une bonne seconde mi-temps, on a su bien réagir. On sait que notre stade est attractif, que les équipes adverses sont inspirées en venant ici. Et puis Biarritz a des joueurs de qualité. On ne s'est pas fait surprendre, on était au courant. En seconde période, on est reparti sur des choses assez simples. Pendant la mi-temps, le staff nous a remis les idées en place. C'était loin d'être parfait, mais c'était beaucoup mieux.

Vous avez inscrit un essai en contre de presque cent mètres...
C'est mon fonds de commerce (rire). Je récupère un ballon, je sprinte. Aller au bout, j'y croyais dur comme fer. Mais cet essai et cette longue course en fin de match montrent que mes jambes répondent bien, que mes muscles répondent bien.

Teddy Thomas

« Ça fait huit ans que je suis ici. Je n'ai malheureusement pas de titre, je n'ai rien gagné avec le Racing »

Vous venez d'inscrire six essais dans les quatre derniers matchs. C'est que les jambes sont là ?
Oui, je me sens bien. J'ai eu un début de saison mitigé à cause de pas mal de pépins physiques. J'arrive à retrouver une forme qui me permet de marquer et de bien finir le travail de mes partenaires.

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Vous allez quitter le Racing pour le Stade Rochelais en fin de saison. À quel point, est-ce important pour vous de partir sur un titre ?
Évidemment, c'est très important. Ça fait huit ans que je suis ici. Je n'ai malheureusement pas de titre, je n'ai rien gagné avec le Racing. Je ne me permettrais pas de dire que j'ai gagné cette finale au Camp Nou (titre du Racing en Top 14 contre Toulon en 2016) parce que je n'étais pas sur la feuille. J'avais fait une saison blanche. On est énormément à partir du Racing en juin (entre autres, Baubigny, Machenaud, Colombe, Thomas, Beale, Tanga...). Il y aura un avant et un après. C'est pour ça qu'on se donne tous à 200 % pour partir de ce club la tête haute, pour le rendre fier. On veut gagner un truc, que ce soit le Top 14 ou la Coupe d'Europe.

Teddy Thomas

« Il y a beaucoup de concurrence à mon poste (en équipe de France), il y en avait moins avant »

Vous n'avez pas pu non plus participer au Grand Chelem du quinze de France pendant le dernier Tournoi. Le staff vous a-t-il contacté depuis ?
Oui, ils m'ont appelé. Ils m'ont dit qu'ils continuaient de compter sur moi. C'est toujours plaisant d'avoir ce genre de discours. Parce que je vous avoue que je l'ai eu dure de m'être blessé avant le match au pays de Galles. J'ai eu une rechute (il s'était déjà blessé avant l'Italie, premier match du Tournoi). Je l'ai eu tellement dure que je suis parti carrément à l'étranger. J'ai appelé mon staff pour avoir la permission de m'oxygéner l'esprit, de couper avec le rugby. Bon, le match contre l'Angleterre(pour le Grand Chelem), je l'ai quand même regardé. C'est l'équipe de France, c'est mes amis qui jouent. J'étais super content pour eux et, d'un autre côté, j'étais triste. J'avais tellement envie de vivre ça avec eux, sur le terrain, dans le groupe. Finalement, je les ai retrouvés dans un bar le soir de la victoire contre les Anglais.

Vous avez raté les deux dernières Coupes du monde. On suppose que la prochaine, en France, est un objectif absolu...
Je suis passé à côté de deux Coupes du monde, c'est vrai. Mais il y a beaucoup d'échéances, beaucoup de temps, avant de dire si je serai légitime pour être dans le groupe pour 2023. Il y a beaucoup de concurrence à mon poste, il y en avait moins avant. Cette Coupe du monde, ce sera celle-là ou rien. Après, ce sera trop tard (il a 28 ans). Ce sera le temps de la nouvelle génération. Mais si je n'y suis pas, je ne pourrai m'en prendre qu'à moi-même. »

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