Tennis - Affaire Peng Shuai - L'ONU et le ministère des affaires étrangères préoccupés par le sort réservé à Peng Shuai

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Le ministère des Affaires étrangères a réagi vendredi à la disparition de la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai, qui a accusé un ancien haut dirigeant du pays de l'avoir contrainte à un rapport sexuel. Un peu plus tôt, une porte-parole de l'Organisation des Nations unies (ONU) a demandé des preuves que la championne va bien. Le ministère des Affaires étrangères français s'est dit vendredi « préoccupé » par le sort réservé à la joueuse de tennis Peng Shuai, qui a disparu après avoir accusé un ancien haut responsable du Parti communiste chinois de l'avoir violée. « Nous sommes préoccupés par l'absence d'informations sur la situation de la joueuse de tennis Peng Shuai, qui inquiète la communauté internationale et les milieux sportifs, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Nous appelons les autorités chinoises à mettre en oeuvre leurs engagements en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, notamment au titre de la loi nationale contre les violences domestiques entrée en vigueur en 2016 ». L'inquiétude grandit Un peu plus tôt ce vendredi, l'ONU a demandé des preuves que Peng Shuai va bien. « Il serait important d'avoir des preuves sur le lieu où elle se trouve et de savoir si elle va bien. Et nous demandons instamment qu'une enquête soit menée en toute transparence sur ses allégations d'agression sexuelle », a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, Liz Throssell, lors d'un point-presse à Genève. lire aussi Tout sur l'affaire Peng Shuai Peng Shuai, âgée de 35 ans, avait accusé début novembre sur les réseaux sociaux l'ancien vice-Premier ministre Zhang Gaoli - qui a été de 2013 à 2018 l'un des sept hommes politiques les plus puissants de Chine - de l'avoir contrainte à une relation sexuelle il y a trois ans, avant d'en faire sa maîtresse. « Nous tenons à souligner qu'il est important de savoir où elle se trouve et dans quel état elle se trouve, et de savoir comment elle va », a répété Mme Throssell, après que de nombreuses personnalités du tennis et du sport se sont exprimées ces derniers jours.

Très vite, la censure chinoise avait supprimé la moindre trace des accusations de la joueuse, originellement postées sur Weibo, un équivalent chinois de Twitter, et mercredi, un courriel attribué à Peng Shuai ajoutait à l'inquiétude sur son sort. Steve Simon, le patron de la WTA, qui gère le circuit féminin, avait immédiatement douté de ces informations officielles provenant de Chine : « Le communiqué ne fait qu'augmenter mon inquiétude quant à sa sécurité et sa localisation », a déclaré Simon. lire aussi La WTA menace de se retirer de Chine Juste avant la déclaration de la porte-parole de l'ONU, Simon n'excluait pas de retirer les compétitions de Chine si Pékin ne faisait pas la lumière sur la disparition de Peng Shuai. « Nous sommes prêts à faire face à toutes les complications qui en découlent, affirmait-il sur CNN, parce que des accusations de viols sont plus importantes que les affaires. »

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