Tennis - ATP - Doha - Pour Roger Federer, il s'agit « d'un pas en avant important », malgré la défaite

L'Equipe.fr
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Battu par Nikoloz Basilashvili jeudi au Qatar (3-6, 6-1, 7-5), Roger Federer estime que ses deux matches à Doha sont un tremplin, même s'il lui reste encore pas mal de travail physique pour arriver en forme pour la saison sur gazon. « Quelles étaient vos sensations aujourd'hui (jeudi) sur le court ?
Elles étaient totalement différentes d'hier (mercredi). Hier, je suis arrivé avec toute la préparation de ces deux dernières semaines, pour ce premier match. Ensuite, après le match, tu retombes dans le classique que tu connais, tu te couches tard et tu repars 24 h ou 22 h plus tard. Ton corps est complément différent, il y a des courbatures un peu, tu ne te sens peut-être plus aussi véloce. Mais tu es méga content d'être là. Et puis, l'adversaire est complètement différent. Les points forts de Basilashvili ne sont pas du tout ceux d'Evans. Et c'est là que tu réalises à quel point le tennis est difficile et complexe. Et ça, je l'ai senti aujourd'hui. Basilashvili a beaucoup plus pu me faire mal côté coup droit. Mais j'ai quand même trouvé des solutions, j'ai eu ma balle de match. Presque en demi-finale. Mais sincèrement, il était plus fort que moi, il dominait les échanges du fond du court. Il me manque ce petit extra pour faire la différence. Mais j'ai été surpris de bien servir ainsi tout au long du tournoi. C'est une bonne chose, la preuve que le genou ne va quand même pas mal. lire aussi Roger Federer tombe face à Nikoloz Basilashvili « Vraiment un retour positif » Malgré cette élimination, vous semblez donc satisfait globalement de votre retour sur le circuit à Doha ?
Regarde, je reviens de tellement loin que je suis heureux d'avoir été capable de jouer deux matches de trois sets en deux jours contre des top joueurs. Cette défaite est super facile à encaisser pour moi. Ne vous méprenez pas, j'aurais adoré jouer demain (vendredi), mais je suis aussi content de pouvoir me reposer. C'est un pas en avant important pour moi. Je suis content d'être de retour sur le circuit, heureux d'être venu à Doha. C'est vraiment un retour positif pour moi. Comme je l'ai dit, je ne suis pas à 100 % encore. Je le sens, je le vois. À partir de là, l'important est d'être à 100 % pour la saison sur herbe. Je sais cela. C'est toujours en construction. C'est un tremplin. Dans l'ensemble, je suis heureux des sensations que j'ai eues aujourd'hui sur le court. Naturellement, je dirais que je me sentais mieux physiquement contre Dan (Evans). Mais Nikoz propose un jeu totalement différent et c'est aussi pour cela que j'ai dû probablement lutter un peu plus. Comment vous sentiez-vous ce matin au réveil et quelles sont les séquences dans le jeu où vous sentez que c'est encore un peu compliqué ?
Ce matin, c'est vrai que j'avais peur de me lever. J'ai donné un coup de fil et je me suis dit : bon, là, c'est le moment (sourire) ! On va faire quelques pas et voir comment ça va être. Bon, c'était pas mal. Certaines courbatures sont venues plus tard, comme l'épaule, le dos. Mais les jambes, bizarrement, où je ressentais hier le plus la fatigue, ce matin, c'était ce qu'il y avait de mieux. ça, c'était positif pour moi. Un jour de plus, peut-être, ça aurait fait du bien. Dans l'ensemble, le corps va bien. Cela pourrait être bien pire. C'était peut-être un peu raide le matin, mais c'est tout à fait normal. Je savais que cela pouvait arriver. Je suis content de la façon dont je me suis senti tout le match. Peut-être qu'il me manquait un peu de peps, mais sincèrement, je m'y attendais. Surtout face à Basilashvili qui m'a posé tout le temps des problèmes des deux côtés. Parfois, les enchaînements étaient difficiles, mais je savais ce que je devais faire pour gagner et j'ai essayé. C'était bien. J'ai fait les bonnes choses. Peut-être pas au plus haut niveau, je n'avais peut-être pas les ressources encore, mais l'intention était la bonne. « Les matches sont importants. Et ce qui vient avant le gazon, c'est la terre battue, donc de ce point de vue, je n'aurai pas d'autres choix que de jouer sur terre battue si je veux jouer des matches. Savez-vous déjà si vous irez à Dubaï la semaine prochaine ?
On va en parler avec l'équipe ce soir ou demain. Cela va se décider dans les prochaines 24 heures. Je ne peux pas en dire plus encore. Pensez-vous pouvoir arriver effectivement à votre pic de forme pour la saison sur gazon et Wimbledon ?
Je pourrais peut-être être mieux plus tôt, mais ce serait du bonus. Maintenant, après avoir fait ce que l'on a été capable de faire, jouer des points, puis un match, je sais, nous savons, que j'ai encore besoin de cinq, six semaines de travail physique, probablement un peu plus. Donc dans les quatre mois qui viennent avant Wimbledon, on devra porter un oeil très attentif au calendrier et voir quand je pourrai caler ce travail physique avec Pierre (Paganini, préparateur physique), mon kiné, mes entraîneurs de tennis, voir quelle charge de travail mon genou et mon corps peuvent encaisser et quelle est la meilleure façon de se préparer au mieux pour le début de la saison pour moi, qui est la saison sur gazon. Avant cela, vous aurez aussi sans doute besoin de jouer des matches et cela veut dire en passer par la terre battue non ?
Les matches sont importants. Et ce qui vient avant le gazon, c'est la terre battue, donc de ce point de vue, je n'aurai pas d'autres choix que de jouer sur terre battue si je veux jouer des matches. La terre battue peut être une bonne ou une mauvaise chose pour moi. L'entraînement le dira. Mais honnêtement, je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose. Je pense que je jouerai sur terre battue. La question c'est quoi (quels tournois). Nous avons une vague idée, mais on voulait attendre Doha et éventuellement Dubaï pour arrêter une décision. Et puis le physique est la priorité, le reste viendra après. »