Tennis - ATP - Genève - Roger Federer (battu au deuxième tour à Genève) : « Normal d'en passer par là »

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Déçu de disparaître d'entrée au tournoi de Genève (défaite mardi 6-4, 4-6, 6-4, contre Pablo Andujar), Roger Federer va discuter de la suite avec son équipe afin d'établir le programme qui lui permettra d'être plus stable lors de sa prochaine sortie. « C'était un match avec des phases très différentes : un début timide, un très bon passage puis une fin qui s'échappe tout à coup. Comment l'analysez-vous ?
Oui, moi aussi je me sens un peu dans tous les sens (sic). Au début, j'avais de l'appréhension pour frapper mes coups. Je n'arrivais pas à déterminer si j'étais trop près ou trop loin de la ligne. Peut-être que c'était dû à certains faux rebonds et puis ici, à Genève, la balle rebondit haut, alors ce n'était pas facile non plus sur les retours. J'étais déçu de mes jeux de retours au premier set, et plutôt tranquilles au service, jusqu'à son break (à 4-5). Mais il l'a mérité car il était plus stable que moi. Au deuxième set, vous retrouvez pas mal d'efficacité...
Oui j'ai commencé à bien lâcher mes coups, mais en même temps je me disais que ce serait difficile de maintenir ça pendant deux sets. Et ça, c'est dû à un manque de confiance. Je n'ai pas pu me dire : ''Ouais, c'est bon, tu vas plier le match''. lire aussi Le tableau du tournoi de Genève Vous menez pourtant 4-2 dans cette troisième manche, mais tout à coup, les quatre derniers jeux filent côté adverse, vous vous l'expliquez ?
Non, pas trop pour l'instant. J'aurais peut-être dû envoyer un peu plus au service à 4-3. Mais il y a eu trop de fautes directes et Pablo, dans l'ensemble, a été plus fort du fond, plus serein, avec plus de rythme. Je n'ai pas bien compris ce que j'ai fait sur ce coup droit que je rate une fois revenu à égalité à 5-4 (il venait de sauver deux balles de match avant de faire ce « bois »), normalement, ça n'arrive pas, ça. C'est étrange, c'est décevant, mais c'est un processus. lire aussi À Genève, Roger Federer bénéficie d'un écrin suisse pour son retour Vous arrivez à dégager du positif après cette défaite ?
Le positif c'est que j'ai pu jouer le tournoi de Genève, ça me fait mal au coeur pour la région, de ne plus rejouer ici cette semaine, c'est dommage, ils auraient voulu me voir. Mais il y a aussi eu des phases correctes, presque deux bons sets. Lui était très stable et moi j'étais up and down. C'est presque normal de passer par là, il faut accepter, passer à autre chose. « Ce qui s'est passé ici servira pour le gazon et pour le reste de la saison » Pourquoi normal ?
Quand vous avez joué si peu, vous ne pouvez pas vous fixer comme objectif de gagner Roland-Garros, ce ne serait pas réaliste. Je connais mes limites du moment. Ce qui s'est passé ici servira pour le gazon et pour le reste de la saison. L'important, ce sont les prochaines semaines. Celles qui permettront que certaines erreurs comme celles qu'on a vues aujourd'hui aient moins de chances de se reproduire. Justement, c'est quoi, la suite ?
On va se poser avec mon équipe, comme après Doha (en mars, lors de son tournoi de reprise), afin de décider de ce qu'il faut faire maintenant. Il y a peut-être sur ce match des choses que je n'ai pas vues mais qu'ils auront détectées depuis l'extérieur. Au moins, physiquement, et côté genou, c'était correct. On verra aussi comment je me sens demain, car là, je sens un bon coup de fatigue, mais je pense que c'est la pression et l'adrénaline qui redescendent. Je n'ai plus trop l'habitude. »

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