Tennis - ATP - Lyon - Jo-Wilfried Tsonga (éliminé au premier tour à Lyon) : « Je ne maîtrise plus grand-chose »

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Jo-Wilfried Tsonga, éliminé par Tommy Paul au premier tour à Lyon, prend les choses au jour le jour avec ses problématiques physiques contraignantes, mais a encore du plaisir à être sur les courts. « Comment réagissez-vous à cette défaite face à Tommy Paul ?
En étant forcément déçu. C'est toujours un peu triste de perdre. Mais il y a une logique à tout. Je ne suis pas encore au niveau, tout simplement. Ça prend un peu de temps pour revenir. Ce n'est pas simple. Certains jours, je me dis que je peux faire plus, et d'autres jours, je me dis que je ne peux pas faire plus. Il me manque beaucoup de choses. Mais j'ai l'opportunité d'être sur le terrain. Je joue, j'ai la tête dans le guidon, sans trop me prendre la tête, en me disant que sur d'autres surfaces, j'aurai des chances d'être plus à l'aise. J'espère que ça va se débrider. lire aussi Le tableau du tournoi de Lyon Vous connaissez votre corps. Vous connaissez trop bien ces processus de retour après des blessures. Celui-ci est-il différent et combien de temps pensez-vous que cela peut prendre ?
Vous savez, je ne maîtrise plus grand-chose. Je n'en ai aucune idée. Dans la force de l'âge, je récupérais beaucoup plus vite même si ce sont des problématiques différentes cette fois-ci. Je ne sais même pas si je retrouverai mon niveau, en tout cas celui que j'avais en 2019. Mais j'essaie de ne pas me poser de questions. Si ça ne fonctionne pas, tant pis, ce sera l'heure de passer à autre chose. « Je me laisse plusieurs tournois pour voir ce dont je suis capable » Vous parlez de ''nouvelles problématiques''. Quelles sont-elles ?
J'ai des restrictions osseuses. On ne parle plus de déchirure musculaire, de tendinite ou autre. C'est plus que ça. Il y a des choses que je ne peux plus faire comme avant. Il faut changer la technique, ou la façon de bouger les pieds. C'est compliqué, même si les douleurs s'amenuisent depuis quelques mois. Et dans la tête, vous en êtes où ?
On est des joueurs, on le restera jusqu'à la fin de notre vie. À l'issue de tout ça, soit je serai content de retrouver un niveau convenable pour redevenir un candidat sérieux pour gagner de bons matches. Soit je serai content car ce sera la fin d'une aventure incroyable. Je me laisse plusieurs tournois pour voir ce dont je suis capable. Gilles Simon disait vivre une période où il pouvait sentir la fin. Ce ne sont pas des périodes évidentes...
Pour moi c'est clair depuis des années. Je suis préparé à tout ça, je ne vais pas faire une fixette là-dessus. Ça fait déjà un petit moment que les gens pensent que je vais arrêter... Là, je prends encore du plaisir à m'entraîner, à aller sur des tournois que j'aime bien. Je vis au jour le jour. Et un jour, il y aura un signal plus fort que les autres qui me fera dire qu'il faut que ça s'arrête là. »