Tennis - ATP - Miami - Nick Kyrgios-Roger Federer, à qui l'avantage ?

L'Equipe.fr
Deux semaines après le rendez-vous manqué d'Indian Wells, Nick Kyrgios (21 ans, 16e) et Roger Federer (35 ans, 6e) s'affrontent cette nuit (1h du matin, heure française) en demi-finale du Masters 1000 de Miami. Avec, pour l'Australien comme pour le Suisse, de sérieux arguments à faire valoir.

Deux semaines après le rendez-vous manqué d'Indian Wells, Nick Kyrgios (21 ans, 16e) et Roger Federer (35 ans, 6e) s'affrontent cette nuit (1h du matin, heure française) en demi-finale du Masters 1000 de Miami. Avec, pour l'Australien comme pour le Suisse, de sérieux arguments à faire valoir.Cette fois, sauf mauvaise surprise (genou gauche de Kyrgios ?), on va l'avoir cet excitant duel popcorn entre Nick Kyrgios et Roger Federer. Il y a pile deux semaines, à Indian Wells, l'Australien avait renoncé en dernière minute, victime d'une intoxication alimentaire. La deuxième demi-finale du Masters 1000 de Miami est prévue dans la nuit de vendredi à samedi, à 1h du matin (heure française), et promet beaucoup de spectacle entre deux hommes particulièrement en forme.Pourquoi Roger Federer va gagnerParce qu'il va imposer sa filièreAucun joueur n'a encore trouvé la parade à l'attitude ultra-offensive de Roger Federer, depuis le début de l'année. Existe-t-elle seulement ? Evgeny Donskoy a bien battu le Suisse, à Dubaï, mais en capitalisant grandement sur la lassitude physique du Bâlois. À 35 ans et demi, Federer n'a jamais eu un plan de jeu aussi clair et limpide, alors, quand les jambes suivent... «Dans le domaine offensif, je suis persuadé que je suis supérieur au joueur que j'étais il y a dix ans», a d'ailleurs estimé l'intéressé en Floride. Berdych à Melbourne, Nadal et Wawrinka à Indian Wells puis Del Potro à Miami ont été spectateurs de cette mue aussi spectaculaire qu'efficace.Parce que dans le money time, il est plus relaxDans les moments-clés, en fin de manche, sur balle de break ou balle de match, Roger Federer se montre particulièrement agressif et relâché en 2017. Jusqu'ici, ce nouvel état d'esprit s'avère payant. «J'arrive à me dire : "Reste relax et reste agressif'' dans les moments chauds, expliquait-il jeudi, après avoir écarté deux balles de match contre Tomas Berdych. Comme sur ces balles de break dans le troisième set (à 2-1, puis 3-2). J'ai claqué un revers sur l'une d'elles alors que, dans le passé, j'aurais peut-être simplement remis en slice.»L'inconnue : sa récupérationÀ Melbourne puis Indian Wells, Roger Federer a toujours bénéficié d'au moins un jour off entre deux matches. À Miami, il a en revanche dû battre Del Potro et Bautista Agut en 48 heures, et face à l'Espagnol, le Suisse a parfois semblé piocher physiquement. «Avec l'âge, ces jours de repos valent de l'or en fin de journée», avoue-t-il. Il ne pourra pas en profiter avant sa demie contre Kyrgios, programmée au lendemain de son quart de finale. Aura-t-il pleinement récupéré de ses trois sets contre Berdych (rapides, 1h57 de match) ?Pourquoi Nick Kyrgios va gagnerParce que son service fait des ravagesDeux fois, déjà, cette année, Novak Djokovic s'est incliné contre l'Australien (21 ans) : à Acapulco, puis Indian Wells. Le Serbe, pourtant expert dans le domaine, n'a jamais trouvé de solution au retour : 39 aces encaissés, et une seule balle de break (non convertie) obtenue en deux matches.Federer a bien cerné la menace : «Nick sert fabuleux». À Miami, contre Karlovic, Goffin puis Zverev, Kyrgios a encore claqué 42 aces, et écarté les trois petites balles de breaks concédées sur sa mise en jeu. Autre force du tempétueux aussie : sa faculté à lâcher des deuxièmes (à plat ou kickées) à plus de 200km/h, dans le money time. De quoi instiller le doute chez le relanceur, et ainsi compliquer sa tâche.Parce qu'il se sublime dans ce genre d'affiche «Nick adore les grands matches dans les grands stades, et une demie de Masters 1000 sur un central comme ça, c'est pas mal ! Je m'attends à ce qu'il soit très fort», a prévenu Federer. Il y a deux ans, à Madrid sur terre battue, le Suisse n'avait pas eu le dernier mot, malgré deux balles de match. Kyrgios mène dans ses duels contre Federer (1-0) et Djokovic (2-0) et tient en respect Nadal (1-1), même si c'est plus compliqué face à Murray (0-5).Bien avant de gagner son premier titre ATP (Marseille 2016), c'est en Grand Chelem que «NK» a signé ses premiers résultats (quarts à Wimbledon 2014 et l'Open d'Australie 2015) : plus ça compte, plus ça rapporte, mieux il joue.L'inconnue : son humeur du jour Depuis qu'il est sorti sous les sifflets de son public, à Melbourne au deuxième tour de l'Open d'Australie après sa défaite rocambolesque contre Seppi, Nick Kyrgios ne s'est pas rendu coupable de nouvelles incartades sur le court. Ses résultats sont consistants (trois demies, un quart), et ses faits d'armes purement tennistiques, comme ce Sneak Attack By Nick (SABN) à Acapulco ou ce passing-tweener de coup droit lifté, face au filet, la nuit dernière contre Zverev. Conservera-t-il cette même ligne de conduite face à Federer ?

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