Tennis - ATP - Monte-Carlo - Monte-Carlo : Andy Murray, chronologie de douze mois contrastés

L'Equipe.fr
De retour de blessure (coude droit), Andy Murray a disparu jeudi dès son deuxième match à Monte-Carlo. L'Écossais n'a toujours pas lancé sa saison, après son deuxième semestre 2016 éblouissant. Retour sur ses douze derniers mois contrastés.

De retour de blessure (coude droit), Andy Murray a disparu jeudi dès son deuxième match à Monte-Carlo. L'Écossais n'a toujours pas lancé sa saison, après son deuxième semestre 2016 éblouissant. Retour sur ses douze derniers mois contrastés. À Monte-Carlo, il y a un an, le déclic Benoît PaireAvril 2016, huitième de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo entre Andy Murray et Benoît Paire. L’Avignonnais mène 6-2, 3-0, sans parvenir à conclure (2-6, 7-5, 7-5). Avec le recul, le Britannique identifiera cette victoire comme un tournant dans sa saison : «Juste après, quand j’ai parlé à mon équipe, j’ai dit : ''Bon, ce n’était pas terrible aujourd’hui, j’aurais dû perdre, mais croyez-moi, c’est une grosse victoire les gars.''»Après sa demie en Principauté, Murray fait finale à Madrid, gagne Rome, s'incline en finale de Roland-Garros, puis réalise un deuxième semestre maousse (8 titres, dont Wimbledon, les JO et le Masters) qui le porte, enfin, sur le trône. Anobli par la reine Élisabeth II fin décembre, Murray (29 ans) est au sommet. Première contrariété en 2017 à MelbourneÀ Doha, début janvier, Andy Murray étend sa série à vingt-huit victoires de rang. S’il s’incline en finale contre Djokovic (6-3, 5-7, 6-4), le Britannique repart du Qatar avec confiance et ambition : «Je suis en forme. Mon corps était un peu douloureux après les premiers matches, mais je me sens de mieux en mieux chaque jour. (…) Je pense que j'ai toujours une chance de gagner l'Open d'Australie.»À Melbourne, après trois premiers tours à sa main et alors que son rival serbe a déjà disparu, Murray chute dès les huitièmes (une première pour lui depuis 2009), impuissant face à Mischa Zverev (50e) et son jeu old-school (118 montées au filet, 8 breaks réussis en 21 jeux de retour). Le coup d’arrêt est brutal, et le contrecoup de son semestre de rêve, bien gourmand en énergie, indéniable. Dans la foulée, le Britannique contracte un zona. À Dubaï, une courte embellie Après une pause d’un mois, Andy Murray renoue avec la compétition à Dubaï : s’il enchaîne cinq victoires (Jaziri, Garcia-Lopez, Kohlschreiber, Pouille, Verdasco), gagne le titre et semble régénéré physiquement, son jeu toussote encore clairement : en quarts de finale, il doit ainsi écarter sept balles de match face à Philipp Kohlschreiber. «Gagner cette semaine, c’est fantastique, positive alors l’Écossais. C’est en gagnant que tu construis ta confiance.» Murray quitte les Émirats avec de réjouissantes perspectives : il n’a que 90 points à défendre jusqu’à Monte-Carlo, et en possède 2215 d’avance sur Novak Djokovic au classement ATP. La rechute à Indian Wells, la blessure à Miami En Californie, début mars, nouvelle rechute, dès le premier tour contre un Vasek Pospisil ultra-offensif. G. Melzer, Almagro (battus en deux sets accrochés à Doha), M. Zverev et Pospisil, tous ont bousculé le numéro un mondial en l’agressant sans relâche. Andy Murray s’envole très tôt pour la Floride, direction Miami. Le 17 mars, il interrompt une séance d’entraînement en raison d’une vive douleur au coude droit. Le verdict tombe : déchirure du coude, forfait pour Miami et, bientôt, pour le quart de finale de la Coupe Davis en France, à Rouen début avril (du 7 au 9). Le quatre à la suite, jeudi, en terre princièreD’abord au All England Club (Wimbledon), ensuite à Sophia-Antipolis au sein de l’Académie Mouratoglou, l’Écossais reprend précautionneusement en avril ses marques sur terre battue, avec Monte-Carlo en ligne de mire. «Je n’ai vraiment commencé à servir fort que depuis deux jours, mais je me sens bien maintenant, expliquait-il dimanche. Mes ambitions à moyen terme sont plutôt hautes. »Brouillon mais suffisamment costaud pour écarter Gilles Muller en deux manches, mercredi, Andy Murray s’emmêle les pinceaux le lendemain, à la fin de son huitième contre Albert Ramos-Vinolas : il mène 4-0 dans la troisième manche, obtient deux balles de 5-1, mais s’incline finalement 7-5, pour une quatrième contreperf’ en quatre rendez-vous majeurs en 2017. Lundi, si sa marge restera confortable au classement ATP (3605 points d’avance, au minimum, sur Djokovic), il pourrait disparaître du Top 10 à la Race.

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