Tennis - ATP - Ugo Humbert se sépare de son entraîneur Cédric Raynaud

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Ugo Humbert, qui dispute le Challenger de Mouilleron-le-Captif cette semaine, a décidé de mettre un terme à sa collaboration avec son entraîneur Cédric Raynaud. Cette semaine, Ugo Humbert dispute le Challenger de Mouilleron-le-Captif. Pour son entrée en lice mercredi soir, le Français, tête de série n°1 du tournoi, a surclassé le Néerlandais Robin Haase (6-2, 6-1). En tribunes, pas de trace de son entraîneur Cédric Raynaud. Et pour cause, le duo s'est séparé la semaine dernière, après le Challenger d'Orléans. Ugo Humbert, attaquant sous contrôle « Ce choix a été mûrement réfléchi, explique le joueur de 21 ans. C'est une décision qui n'est pas facile, ça faisait cinq ans qu'on travaillait ensemble. Quand j'ai commencé avec Cédric, j'étais -2/6. Il m'a amené jusqu'à la 46e place mondiale (en juillet 2019) donc je ne peux que le remercier pour ce qu'il a fait pour moi, pour tous les bons moments qu'on a passés ensemble. Je sentais que j'avais besoin d'entendre un autre discours, ça a été réfléchi et j'ai pris cette décision. » En Vendée, Humbert est simplement accompagné par son préparateur physique, Cyril Brechbühl. Il ne connaît pas encore le nom de son futur coach. « Je ne sais pas, j'y réfléchis », glisse-t-il. Cédric Raynaud, qui n'a pas souhaité s'exprimer, avait entraîné Humbert pendant deux ans dans un groupe à l'INSEP avant de mettre en place un projet individualisé autour de lui en 2016. A ses côtés, le Messin a connu une très belle ascension, en particulier ces deux dernières saisons. A peine top 400 début 2018, l'actuel 65e mondial et n°8 français a disputé son premier huitième de finale en Grand Chelem en juillet dernier à Wimbledon. « Très déçu » par sa tournée nord-américaine sur dur cet été (une demi-finale à Newport tout de même, mais deux deuxièmes tours à Atlanta et Winston-Salem, et une élimination d'entrée à l'US Open), il a bien rebondi en septembre à Istanbul où il a remporté le cinquième Challenger de sa carrière. « C'est ce que je disais à ma mère, puisque j'étais là-bas avec elle, c'était une des premières fois que je tapais aussi fort, raconte-t-il. Je sentais que je pouvais faire un coup gagnant sur chaque frappe, c'était une bonne sensation. » Ses défaites prématurées à Metz, où il était arrivé fatigué après un voyage « compliqué » depuis Istanbul, et Orléans, pas plus que ses difficultés actuelles au service - « J'ai un pourcentage de premières qui est bas et normalement je fais plus de points avec mon service » - ne suffiraient à freiner ses ambitions pour la fin de saison. Il vise notamment une qualification pour le Masters des jeunes, début novembre à Milan. « L'année dernière je l'avais raté d'une place, se souvient le Français, actuellement dernier qualifié pour le tournoi de la « Next Gen ». C'est vraiment un objectif. Le but, c'est de prendre un max de points pour aller à Milan. » Inscrit à l'ATP 250 d'Anvers la semaine prochaine, Humbert, qui affrontera le solide tchèque Jiri Vesely jeudi en huitièmes de finale à Mouilleron, disputera ensuite les qualifications de l'ATP 500 de Vienne, avant, sauf énorme surprise, de bénéficier d'une wild-card pour le tableau principal du Masters 1000 de Bercy. Pour un total de sept tournois en huit semaines depuis mi-septembre. « Je me sens capable d'enchaîner, je m'entraîne pour ça. Je me sens bien », assure celui qui a fait une croix sur la tournée asiatique. « parce que je ne voulais pas me prendre le décalage, justifie-t-il. C'est une tournée qui est épuisante. Je voulais faire les tournois en France pour préparer Bercy, où j'ai envie de bien jouer. Et de toute façon, si je continue à progresser, cette tournée je la ferai. Je prends le temps. »

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