Tennis - Coronavirus - Aux États-Unis et en Angleterre, derniers entraînements pour les joueurs et joueuses avant fermeture

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En France, les joueurs ne peuvent plus s'entraîner sur un court en raison de l'épidémie de coronavirus et du confinement. Mais ce n'est pas encore le cas partout. Pour l'instant. Alors qu'en France et dans beaucoup de nombreux autres pays européens, la seule solution pour un pro de s'entraîner au tennis est d'avoir un court à domicile, certaines zones permettent encore de taper dans la balle. Mais pour combien de temps ? Et avec quelle motivation ?« Ici, en Floride, on peut toujours s'entraîner en suivant des règles précises, mais je pense que nous serons bientôt en confinement comme en France », raconte Maxime Kouyaté, directeur de haut niveau pour l'Académie Pro World située à Boca Raton, non loin de Miami, là où s'entraîne notamment la vainqueure de l'Open d'Australie Sofia Kenin. Son académie privée, qui ne dépend pas d'un country club, est encore ouverte alors que celles qui sont implantées à l'intérieur de ces établissements, comme l'Académie Evert, ont dû s'arrêter. L'Académie Bollettieri à Sarasota affiche portes closes également. « Dans nos programmes aménagés, nous n'accueillons plus que deux groupes, avec moins de joueurs sur le court, et plus d'espace entre deux courts d'entraînement, précise Kouyaté. Les joueurs ne restent plus manger ou dormir. Il y a certains coaches qui ne veulent plus venir, certains parents qui ne veulent plus amener leurs enfants... » Toute l'actualité du tennis Certaines académies qui ont dû fermer sous-louent pour l'heure certains de leurs courts. Les pros qui, comme l'Italien Matteo Berrettini ou l'Australienne Ajla Tomljanovic, s'entraînent parfois chez Evert, essaient de se rabattre sur d'autres solutions. Beaucoup de lotissements privés en Floride possèdent des courts de tennis dans les résidences, toujours exploitables. La meilleure solution restant évidemment, comme Serena Williams, de posséder un court à soi à domicile. « Mais ça va devenir compliqué, conclut Kouyaté. Tout va très vite. La vérité du matin n'est plus celle du soir. Au début, on pensait que ça n'allait durer que quelques semaines. Là, on se dit que si on reprend au début de l'été, on sera contents. Moi, j'ai un court chez moi. Je vais peut-être accueillir un joueur de l'Académie à tour de rôle... » En Angleterre, on peut encore jouer aussi puisque la LTA (la fédération anglaise) a lancé sur son site internet quelques conseils pour la pratique du tennis en ces temps de distanciation sociale. « Bien nettoyer et essuyer ses équipements, ne pas partager les raquettes, utiliser des balles neuves à chaque fois et jouer chacun avec des balles différenciées... », peut-on lire. Mais il n'est pas sûr que ce petit mémo soit du meilleur effet quand on évoque le confinement. « On ne peut pas s'empêcher de penser qu'il vaudrait mieux rester à la maison et ne pas jouer du tout dans le climat actuel », ont remarqué certains journalistes. En France, l'académie Mouratoglou détaille ses mesures Les clubs sont ouverts, avec l'obligation de ne jouer qu'avec une seule personne. Mais malgré ces possibilités, les pros ont ralenti la cadence, conscients sans doute des enjeux et démotivés par l'interminable tunnel sans compétition jusqu'au 8 juin, au mieux. Andy Murray, qui devait s'entraîner avec Jérémy Chardy, a récemment annulé une séance.

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