Tennis - Coronavirus - Coronavirus : le jeu a fait son retour en Floride avec une victoire de Reilly Opelka

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Pendant deux jours, quatre joueurs du Top 100 ont disputé un mini-tournoi sur un court privé en Floride. Reilly Opelka est sorti vainqueur de cette expérience qui pourrait se multiplier dans les semaines à venir.Un thermomètre pour vérifier la température des joueurs, un « raquette check » en fin de match et un arbitre masqué. Il faudra sans doute s'habituer à voir ce genre de routine lors des futures rencontres entre joueurs professionnels. Vendredi et samedi, ils étaient quatre du Top 100 à lancer « l'UTR Pro Match Series », organisé à huis clos sur un court privé de West Palm Beach en Floride. On n'avait plus vu de tennis à ce niveau depuis l'interruption brutale de la saison avant Indian Wells en raison de la pandémie de coronavirus.Un mini-tournoi à domicileLes quatre protagonistes - Hubert Hurkacz (29e mondial), Reilly Opelka (39e), Miomir Kecmanovic (47e) et Tommy Paul (57e) - ont joué le jeu à fond, ravis de reprendre la raquette pour des matches après plusieurs semaines d'arrêt forcé. « Ça faisait deux mois mais on avait le sentiment qu'une année était passée », a résumé Opelka, casque sur la tête avec micro intégré pour répondre aux questions posées par les commentateurs de Tennis Channel au gagnant de chaque rencontre.Des règles de distanciation« C'est une nouvelle étape et c'est sympa pour les fans. Le niveau de jeu était plutôt élevé », a estimé l'Américain, vainqueur final de l'épreuve face à Kecmanovic. Hurkacz a terminé troisième alors que Paul a fini bon dernier avec aucune victoire en quatre duels disputés. La météo capricieuse a forcé les organisateurs à jouer le tournoi sur deux jours au lieu des trois prévus au départ. Mais les huit rencontres au programme ont bien été jouées (matches de poules puis finale et match pour la troisième place) et ont pu combler (un peu) le manque des téléspectateurs curieux. Hurkacz leur a même donné l'occasion de se lever de leur fauteuil en réalisant un tweener gagnant.L'absence d'effusion du vainqueur a cependant rappelé qu'on était très loin de la réalité du circuit. Même les règles n'étaient pas identiques puisque les sets se sont disputés en quatre jeux et qu'il n'y avait pas d'avantage. Chacun des joueurs utilisait un jeu de balles différent. Et pour chapeauter le tout, un arbitre de chaise protégé par un masque mais pas de juges de ligne ou de ramasseurs. Avec l'absence de tableau d'affichage, Tommy Paul est venu plusieurs fois s'inquiéter du score auprès de l'arbitre.Autour du court, plusieurs caméras, dont un drone, et la piscine du propriétaire des lieux qui donnait furieusement envie de piquer une tête. Quelques tentes, aussi, pour permettre aux joueurs de s'abriter entre chacune de leurs apparitions. De spectateurs, point, même si Hurkacz s'est amusé à saluer des tribunes imaginaires après ses victoires. Seule la vache du voisin, vedette de la retransmission télé, aurait pu savourer l'instant mais elle était privée du spectacle par les bâches tendues autour du terrain.Le tout donnait un sentiment étrange. « Ça paraissait réel dans ma façon de jouer et dans la façon de jouer de mes adversaires, a détaillé Tommy Paul. Mais c'est difficile d'avoir la sensation que c'est ''réel'' quand vous regardez autour de vous et que personne ne regarde et qu'il ne s'agit que du court privé d'une résidence. » L'expérience va perdurer puisque Alison Riske, Amanda Anisimova, Danielle Collins et Ajla Tomljanovic sont attendues du 22 au 24 mai pour disputer un tournoi féminin. La vache pourra profiter, d'ici là, de sa tranquillité.

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