Tennis - Coupe Davis - Julien Benneteau, appelé pour pallier le forfait de Pierre-Hugues Herbert : «Cette sélection vient de loin»

L'Equipe.fr
Julien Benneteau ne cache pas qu'il espère participer à la finale de Coupe Davis.

Rappelé en équipe de France pour pallier l'absence de Pierre-Hugues Herbert, blessé à la cuisse, Julien Benneteau savoure cette sélection et se sent prêt à relever le défi avec son «vieux» complice Nicolas Mahut en double contre la Grande-Bretagne la semaine prochaine à Rouen.«Julien Benneteau, est-ce que vous vous attendiez à cette sélection ?Non je ne m'y attendais pas. Je sais très bien que je la dois à la blessure de Pierre-Hugues (Herbert, blessé à la cuisse). Après, quand j'ai su qu'il était très incertain, je savais que j'étais certainement une des options qui se présentait à Yannick (Noah, le capitaine). Vous y pensiez encore à la Coupe Davis ? C'était ce qui vous faisait encore courir à 35 ans ?J'y pensais un tout petit peu. Je ne continue pas pour ça car vu les performances en simples et en doubles des joueurs devant, je ne pouvais pas courir que pour ça. Mais c'était toujours dans un petit coin de ma tête. En extrapolant, je pars du principe que chaque licencié peut être amené à être appelé. A partir du moment où je regagnais des matches en simples sur le grand circuit et en Grand Chelem, que je revenais au classement (112e mondial en simple) et qu'en double, j'étais capable de faire quart à Roland et finale à Wimbledon (avec Edouard Roger-Vasselin) l'an dernier et là, on a gagné un tournoi avec Nico (Mahut à Marseille), ça prouve que je suis compétitif. Et à partir du moment où tu es compétitif, s'il arrive quoi que ce soit, tu peux être appelé.Vous l'avez appris comment ?J'étais à l'entraînement et j'avais un message de Loïc (Courteau, l'entraîneur de l'équipe de France et son ancien coach) qui me disait de le rappeler ou de rappeler Yannick. J'ai appelé Yannick qui m'a dit que c'était une option qui existait sans blessure de quelqu'un dans l'équipe parce que mon nom revenait un peu et s'il n'avait pas sauté le pas avant c'était parce que leur équipe fonctionnait bien. En gros, je suis appelé parce qu'il y a un désistement mais que je ne représentais pas la dernière roue du carrosse. Cette sélection a une saveur particulière ?Elle vient de loin. Ma dernière sélection remonte à deux ans (en Allemagne, victoire en double avec Nicolas Mahut). Derrière ce match, je n'ai plus joué pendant un an ou presque. Toute l'année 2016 a été consacrée à revenir sans douleurs, être compétitif physiquement et après au niveau du jeu. Ça a pris du temps. Même si je sais que c'est parce que Pierre-Hugues est blessé, quand j'ai eu Yannick au téléphone, j'étais très, très heureux. Il ne me reste pas beaucoup de très grands objectifs d'ici la fin de ma carrière, la Coupe Davis en fait partie. Que ce soit de nouveau concret, c'est quelque chose qui me touche. J'ai envie d'être le plus fort possible pour répondre présent.Votre titre à Marseille avec Nicolas Mahut en février a-t-il joué ?Je ne sais pas. Je sais que certains observateurs ont vu que notre complicité était intacte et revenait naturellement et rapidement. On redevenait assez vite très compétitif. Sur terre, vous vous sentez bien ensemble ?On n'a pas beaucoup joué ensemble sur terre. Je pense qu'on est complémentaire et après sur terre, on aura peut-être un peu plus d'options à pouvoir proposer. Nos jeux peuvent bien se marier sur la terre.Il peut aussi y avoir un blessé parmi les joueurs de simple. Vous sentez-vous prêt à jouer aussi le simple ?Honnêtement oui. Je vais me consacrer à la préparation pour le double mais je sais qu'on ne va pas faire que du double. Quand j'étais avec Loïc (Courteau) dans le privé et que j'étais sélectionné en Coupe Davis, Loïc me disait de me préparer à jouer n'importe quel jour et qu'il était hors de question que si le capitaine faisait appel à moi, je ne sois pas prêt. J'imagine qu'il peut me tenir le même genre de discours dans le staff. Je me tiendrai prêt même si je sais que je ne suis pas du tout l'option privilégiée. En Coupe Davis, on ne sait jamais comment ça se passe et en général, ça ne se passe jamais comme on l'a prévu. A titre individuel, cette sélection va vous empêcher de rentrer dans le cut du tableau final de Roland-Garros (deux tournois qui sautent). Y avez-vous pensé ?Je n'y ai pas pensé une seule seconde.»

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