Tennis - Coupe Davis - Yannick Noah : «Du jour au lendemain, on ne va pas les forcer à venir»

L'Equipe.fr
Jeudi, à la suite du tirage au sort, Yannick Noah a justifié ses choix de joueurs, a évoqué les chances françaises face à la Grande-Bretagne, privée d'Andy Murray, et est revenu sur la fameuse liste des joueurs/joueuses devant se tenir à disposition de l'équipe de France, sous peine de sanctions.

Jeudi, à la suite du tirage au sort, Yannick Noah a justifié ses choix de joueurs, a évoqué les chances françaises face à la Grande-Bretagne, privée d'Andy Murray, et est revenu sur la fameuse liste des joueurs/joueuses devant se tenir à disposition de l'équipe de France, sous peine de sanctions. Sur le choix de Jérémy Chardy plutôt que Gilles Simon : «Gilles joue la Coupe Davis depuis longtemps, parfois avec des victoires, parfois avec douleur. Jérémy est nouveau, mais il n’a rien à perdre. Ces derniers jours, j’ai vu qu’il voulait en être, qu’il était prêt à jouer. Il a tout de suite été à l’aise sur terre battue, et a fait de très, très bonnes séances.»Sur le statut de numéro un de Lucas Pouille ce week-end : «Lucas est numéro un sur cette rencontre, mais troisième (joueur français) au classement ATP. Il est motivé par cette épreuve, mais pour lui, je pense qu’il n’y a pas de pression particulière. Une forte motivation, oui, une envie de bien faire, c’est certain.»Sur l’inexpérience de Chardy et Pouille : «Ils sont là parce qu’ils ont gagné leur sélection. Quand tu gagnes ta sélection, c’est que tu es meilleur que les autres. Lucas a gagné sa première sélection l’année dernière, il a montré beaucoup de motivation pour jouer la Coupe Davis, est venu au Japon pour nous soutenir quand bien même il était blessé. Là on a Richard (Gasquet) qui, même s’il est en récupération, vient nous voir (ce week-end), avec Pierre-Hugues (Herbert), c’est l’état d’esprit qui compte pour nous.»Sur les chances de la France ce week-end : «Tout ce que j’entends, c’est qu’on est favoris, et que comme Andy Murray n’est pas là, on va gagner. J’essaie de dire aux gens, non, ça va être très difficile, et dès demain (vendredi). Evans et Edmund sont de bons joueurs, on a beaucoup bossé avec la vidéo, je ne vais pas vous dire ici ce que j’ai vu, niveau forces/faiblesses, mais ça va être une rencontre très serrée.»Sur le réservoir de joueurs français : «On n’a pas un joueur capable de gagner une rencontre quasiment à lui tout seul. Mais on a une force, c’est de pouvoir compter sur ce réservoir de joueurs dans les 100 premiers. C’est agréable pour un capitaine. Là, c’est particulier, on a trois joueurs blessés. Mais on a une belle équipe compétitive. On va essayer de gagner ce match-là, on gèrera les choses après. Je fais une grosse différence entre les joueurs blessés, et puis le reste, qui peut être stressant, déstabilisant. Ce qui compte, c’est de rester concentré sur l’état d’esprit.»Sur la liste de joueurs/joueuses établie par la Fédération, et qui prévoit des sanctions en cas de refus d’une sélection : «Cette règle, personne ne la connaissait, maintenant les gens sont au courant. Aujourd’hui, on parle d’une génération qui a toujours fonctionné différemment. Donc on ne va pas, du jour au lendemain, les forcer à venir. Si on force un joueur/une joueuse à venir sous peine de sanctions, qu’est-ce qu’il/elle va faire ? Il/elle va balancer des matches, il/elle va faire la gueule… Ça n’est pas le but. Ce qui est important, c’est que le jeune sur lequel la Fédération investit se rende compte qu’il est privilégié, et qu’à un moment donné, il faudra qu’il y ait un retour. Cette part de règlement, ce n’est pas pour sanctionner ou pour forcer les joueurs à venir. On vient parce qu’on a envie, ça paraît évident. Voilà, à suivre…»

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