Tennis - FFT - Amélie Mauresmo, nouvelle patronne de Roland-Garros : « Je serai à la hauteur »

·1 min de lecture

Nommée directrice du tournoi de Roland-Garros, Amélie Mauresmo se présente pleine d'envie. Si elle sait qu'elle n'aura pas la tâche facile, elle assure qu'elle assumera son nouveau poste sans trembler. Présentée par Gilles Moretton, le président de la Fédération française de tennis, comme la nouvelle directrice du tournoi de Roland-Garros pour les trois années à venir, Amélie Mauresmo a d'abord tenu à rappeler la place particulière qu'occupe ce tournoi dans son coeur. « Roland-Garros résonne en moi depuis que je suis toute petite. Ce tournoi a créé une vocation en moi et il a été le fil conducteur de toute ma vie. Bien sûr, il y a eu le titre de Yannick Noah en 1983... Et il y a eu mon histoire avec le tournoi, pour le meilleur et pour le pire. Notre relation a été complexe. Mais le central était notre terrain de jeu quand nous étions de jeunes adolescents pensionnaires du centre de formation, bien avant de le découvrir en tant que joueuse. » « Ma relation avec Roland-Garros a été complexe » Sans plan pour son après-carrière, Amélie Mauresmo voit une nouvelle fois une belle opportunité frapper à sa porte. « J'ai la grande chance d'être sollicitée. Je n'avais pas de plan pour ce que je ferai après ma carrière de joueuse. J'avais accompli, voire dépassé, tous mes rêves d'enfant. Mais j'ai eu la chance qu'on m'appelle. C'est probablement dû à ce que je dégage, à l'exigence dont j'ai toujours fait preuve. » Après les joueurs (Andy Murray, Lucas Pouille) qui ont recherché son expertise, c'est donc maintenant à Roland-Garros de faire appel à Mauresmo. Et elle se sent prête à relever le défi. « En tant que joueuse, j'avais une vision du tournoi. Et puis j'en ai eu une autre en tant que consultante. Je peux dire qu'à travers toutes mes activités, j'ai vu toutes les facettes du tournoi et j'ai pu développer un oeil critique. Je sais qu'il y a des choses qu'il faut améliorer. Je pense notamment au remplissage des loges et à l'accueil des joueurs. » Pour autant, elle ne prévoit pas son action en rupture de celle de Guy Forget. « Je veux prolonger son travail fabuleux, mais aussi aller plus loin. J'ai très envie d'être force de proposition, et c'est d'ailleurs pour ça qu'on est venu me chercher. Et je veux agir sur un plan bien plus large que le sportif. Je veux m'impliquer, découvrir les dossiers. Si je n'avais dû faire que de la représentation et uniquement être là pour les médias, cela ne m'aurait pas intéressée. Je sais qu'on ne sera pas toujours d'accord, mais je sens de la confiance. Je sais que je serai à la hauteur. » « J'ai vu toutes les facettes du tournoi et j'ai pu développer un oeil critique » Contactée il y a plusieurs semaines, avec d'autres candidats potentiels, Mauresmo n'a pas mis beaucoup de temps à prendre sa décision. « Cela s'est fait vite, mais pas dans la précipitation. » D'autant que ce nouveau poste ne devrait pas trop impacter sa vie personnelle. « Malgré le prestige du poste, je ne quitte pas ma résidence. Qu'est-ce qui pourrait m'obliger à la quitter ? (rires) Je n'ai pas besoin d'habiter à Paris, même si je vais sortir un peu plus de mon pays Basque. Et, bien sûr, plus le tournoi avancera et plus je serai présente. Mais il y a un équilibre et la question a été rapidement abordée avant que je prenne ma décision. » « J'espère que ce sont mes compétences qui m'ont conduit là, plus que mon genre » Après Stacey Allaster, directrice de l'US Open, Amélie Mauresmo devient donc la deuxième femme à diriger un Majeur et la première en France. « Bien sûr que j'en suis fière. Mais j'espère que ce sont les compétences qui m'ont conduit là, plus que mon genre. Je suis fière, mais j'espère que cette question ne se posera bientôt plus. » Forcément sous les projecteurs avec ce nouveau rôle dans le tennis français, Mauresmo sera plus exposée que d'habitude, mais elle ne s'en inquiète pas. « Si je prends un risque ? Sans en prendre, on ne vit rien de grand. Il n'y a pas de grande victoire sans prise de risque. Et si je ne conviens pas, eh bien on arrêtera. »

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles