Tennis - Gilles Simon : « Chacun ne pense qu'à lui »

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Alors que le tennis reprend doucement avec les différentes levées de confinement, Gilles Simon se montre très critique envers les gouvernances de son sport. Dans un entretien accordé à nos confrères de 20 Minutes, Gilles Simon s'est montré particulièrement critique envers les différentes gouvernances du tennis. « Cette période aurait dû servir à ça, voir que ça ne fonctionne pas comme ça devrait et qu'il faut modifier le système en profondeur. Sauf que tout le monde est en train de réfléchir à des ajouts cosmétiques [...], ça me donne envie de pleurer tellement c'est débile. » Simon est également revenu sur la décision unilatérale de Roland-Garros de changer ses dates dans le calendrier. « Roland a pris cette décision parce qu'on lui laisse la place pour le faire. Le reste, c'est le bal des faux culs. Tous les autres étaient en train de se poser la question de se positionner sur ces dates. L'US Open essaiera de se sauver de la même façon, on ne sait pas encore comment. » Et d'en remettre une couche sur Wimbledon. « Quand tu as pris une assurance pandémie par le plus grand des hasards qui va rapporter 140 millions quoi qu'il arrive, c'est facile d'avoir le beau rôle et de donner des leçons de morales aux autres. » Gilles Simon « C'est le bal des faux culs » S'il n'est pas certain de rejouer en compétition en 2020, Gilles Simon nourrit également de nombreux doutes sur la possibilité d'enchaîner l'US Open et Roland-Garros. « S'il faut faire 14 jours de quarantaine dans une chambre d'hôtel quand on arrive quelque part, on aura besoin de s'entraîner 15 jours derrière pour être un peu d'attaque. Cela veut dire un tournoi tous les mois et demi [...] La Fédération américaine va approcher les joueurs, démarcher quelques top players pour qu'ils viennent. On va se retrouver avec d'un côté les Américains qui privilégient l'US Open et de l'autre les Français qui vont à Roland, en gros. L'ATP peut choisir d'en sanctionner un et de ne pas accorder de points, mais si Rafa (Nadal) décide de faire l'autre et que le prize money est aussi important, vous pensez qu'il va se passer quoi ? Chacun ne pense qu'à lui. » Gilles Simon « Parfois, il n'y a pas un rat sur le court 18, ben j'y vais quand même parce que j'adore le tennis. » Quant au huis clos envisagé pour Roland-Garros, Simon comprend la situation. « Économiquement, l'intérêt de la Fédération, c'est que ça se joue. Le huis clos ça peut être un moindre mal dans un premier temps. [...] On préfère tous jouer dans un Central plein, mais parfois il n'y a pas un rat sur le court 18, ben j'y vais quand même parce que j'adore le tennis. »

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