Tennis - Indian Wells - Indian Wells, les premières questions après l'annulation

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Pour cause de coronavirus, le tournoi californien ne se tiendra pas cette année alors qu'il devait démarrer mercredi. Sur place, les joueurs cherchent à s'organiser en attendant des réponses concrètes sur la suite de la saison. L'édition 2020 du Masters 1000 d'Indian Wells vient d'être annulée. Cette décision a été prise alors qu'un résident de Coachchella Valley, positif au coronavirus, a été admis à l'Eisenhower Health Hospital de Rancho Mirage, tout près de l'endroit où se tient le tournoi, contraignant les officiels de santé à décréter l'état d'urgence. « Nous sommes très déçus, mais la santé et la sécurité de tous passent au-dessus », a déclaré dans un communiqué le directeur du tournoi Tommy Haas, laissant aussi la porte ouverte à un éventuel report : « Nous sommes préparés à organiser le tournoi à une autre date et nous allons explorer les options. »

Alors que l'immense majorité des joueuses et joueurs étaient déjà arrivés sur le site du tournoi, où les qualifications devaient démarrer ce lundi (et le premier tour du tournoi féminin, mercredi), cette volonté de trouver une autre date semble pour le moins compromise. Car, le doute plane également sur la tenue de tournois comme Miami (25 mars-5 avril), dans un état où des cas plus nombreux du virus ont été détectés, sans parler de Monaco (12-19 avril) à la frontière italienne, Madrid ou Rome pour ne parler que des tournois Masters 1000. Nicolas Mahut « La première réaction, c'est l'incrédulité » Arrivé samedi à Indian Wells, Nicolas Mahut, comme tous les autres, n'avait rien senti venir, avant qu'une procédure de convocation d'urgence ne s'organise sur le site en fin d'après-midi dimanche. « On s'entraînait normalement. Limite, personne ne parlait du coronavirus dans le vestiaire. Autant on sentait bien le coup venir en Europe avec toutes les annulations et les huis clos d'événements en tout genre, autant là, ça semblait épargné. Le tournoi semblait engagé, des mesures avaient été prises, il fallait peut-être annuler avant, c'est surprenant. La première réaction, c'est l'incrédulité. C'est très soudain. On est un peu sous le choc. »

Même réaction chez Julien Benneteau, le capitaine de Fed Cup, arrivé à l'hôtel à Indian Wells en compagnie d'Édouard Roger-Vasselin et Benoit Paire à 18 heures, en provenance de Los Angeles... pour apprendre à 18h45 que le tournoi était annulé. « C'est évidemment la surprise. Et les premières questions qu'on se pose, c'est quid de la suite ? On essaie d'organiser notre retour, d'ici mardi ou mercredi, en se disant que Miami a de grandes chances d'être annulé... »


Parmi les nombreuses questions qui se posent, la plus urgente à régler pour les joueuses et joueurs, est de savoir ce qui va en effet se passer en Floride. L'enchaînement de ces deux tournois de dix jours monopolise tout le mois de mars. Si Miami est annulé, chacun pourra plus facilement s'organiser et éviter un éventuel confinement en cas d'aggravation. « La grande question, poursuit ainsi Julien Benneteau, c'est de voir ce qui va se passer dans les prochains mois, pour savoir si les joueurs vont se retrouver en situation de chômage technique si les tournois sont annulés. » Et le manque à gagner peut être conséquent.

« En ce qui concerne Indian Wells, je viens de parler à des gens du conseil des joueurs, tous les joueurs devraient recevoir le prize money du premier tour,
explique Nicolas Mahut. Pour la suite, nous avons des assurances privées, mais qui ne nous couvrent qu'en cas de blessures. Si le problème persiste, il faudra sans doute que l'ATP parvienne à organiser quelque chose à ce sujet, même si, évidemment la priorité est de trouver des solutions à la crise sanitaire. »

À leur réveil, même si aucune réunion officielle n'est organisée, les joueurs se rendront sur le site pour en savoir plus. Mais l'optimisme ne semblait pas être de mise. « Le tennis va être impacté, c'est sûr, disait Julien Benneteau. Aujourd'hui, je ne vois pas comment par exemple les phases finales de Fed Cup à Budapest (14-19 avril) pourront être maintenues à la date prévue. »

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