Tennis - Rolex Paris Masters - Diego Schwartzman à la conquête d'une première victoire face à Daniil Medvedev, en quarts de finale du Rolex Paris Masters

L'Equipe.fr
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L'Argentin, tête de série n°6, n'a jamais battu le Russe (n°3) en trois confrontations. Il le retrouve en quarts de finale à l'Accor Arena ce vendredi (14h00) pour valider son ticket pour le Masters de Londres. Leur parcours Pour son entrée en lice au 2e tour, Daniil Medvedev a bénéficié de l'abandon de Kevin Anderson au tie-break du premier set, avant d'afficher un pâle visage en début de match contre Alex de Minaur en huitièmes de finale jeudi. Frustré, le Russe a connu des trous d'air, dans la lignée de ses surprenantes défaites face à Reilly Opelka et Kevin Anderson depuis le début de la saison en indoor. Mais la tête de série n°3 est parvenue à se ressaisir pour retrouver son efficacité au service (2 points perdus dans le troisième set), et redevenir le rouleau compresseur aperçu l'an dernier à la même époque (5-7 6-2 6-2). Il devra répéter ce niveau pour bousculer Diego Schwartzman, en forme depuis la reprise.


Sur la lancée de sa finale à Cologne 2, ce dernier s'est d'abord défait de Richard Gasquet, qu'il n'avait jamais battu en trois confrontations. Après avoir mené 4-1 dans la première manche, il s'était fait surprendre par les balles bombées du Français, revenu à égalité. Ce fut sa seule alerte du tournoi. L'Argentin a ensuite déroulé pour remporter le match (7-5 6-3), et offert un récital face à Alejandro Davidovitch Fokina (6-1 6-1) pour atteindre son meilleur résultat à Bercy. Une victoire ce vendredi lui assurerait sa première participation aux Masters de Londres. lire aussi Le tableau Leur relation Auparavant cordiale, leur relation a connu un sérieux accroc à l'ATP Cup, en janvier. L'Argentin de 28 ans avait reproché au Russe ses chambrages à répétition et ses encouragements sur double faute adverse. « Retourne sur le court, abruti », lui avait-il répondu à un changement de côté, contraignant l'arbitre à s'interposer. Après avoir déclaré ne plus s'entraîner avec Medvedev ni même le saluer, la tête de série n°6 a tempéré ses propos ce jeudi : « Je pense qu'il a commis une erreur à l'ATP Cup, peut-être a-t-il compris désormais ? On se dit bonjour, mais ce n'est pas plus que ça. »

Cette rencontre n'était pas qu'intéressante pour ses frasques. L'Argentin s'y était procuré dix balles de break mais, en manque de réalisme, s'était incliné en trois sets accrochés (6-4 4-6 6-3). Un scénario bien éloigné de celui de leurs confrontations précédentes, à sens unique. Que ce soit sur surface dure à Tokyo en 2018 ou sur le gazon du Queen's l'an dernier, Medvedev avait déroulé sans être inquiété. Et si le Russe de 24 ans est clairement avantagé en indoor, Schwartzman y a progressé cette année et affiche une forme qui lui permet de croire au succès. Leur style de jeu Rapide et accrocheur, Schwartzman peut enchaîner les rallyes sans commettre de fautes directes. C'est aussi un joueur complet du fond du court, avec un sens du timing qui avait impressionné son adversaire Richard Gasquet au deuxième tour. « Il a un très bon sens du jeu, revers exceptionnel, très bon coup droit aussi, jugeait alors le Français. Quand tu commences à faire des échanges, il est dans les trois, quatre meilleurs du monde. Niveau intensité, à droite, à gauche, c'est impressionnant. » Des atouts développés pour compenser sa petite taille (1,70m), qui lui empêche de s'appuyer sur un service puissant.

Tout l'inverse du Russe (1,98m), dont la redoutable première balle lui permet d'enchaîner les aces. Une puissance que l'on retrouve dans ses coups droits et revers, frappés à plat et particulièrement gênants. Le tout allié à une intelligence de jeu qui lui permet d'être d'une extrême précision et de s'adapter à l'adversaire. « Il comprend la stratégie et les subtilités du jeu mieux que presque tous les autres », déclarait John McEnroe l'an dernier. Malgré sa grande taille, il est aussi relativement mobile. Mais cette année, la machine Medvedev a tendance à se dérégler. Il peut accumuler les fautes directes, connaître des passages à vide et même lâcher certains points. L'issue de la rencontre dépendra surtout du visage qu'il montrera ce vendredi.