Tennis - Rolex Paris Masters - Taylor Fritz, Tommy Paul, Tennys Sandgren, trois manières étoilées

L'Equipe.fr
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Taylor Fritz, Tommy Paul et Tennys Sandgren se dressent ce mardi sur la route, respectivement, de Richard Gasquet, Gilles Simon et Pierre-Hugues Herbert, au 1er tour du Rolex Paris Masters.

TAYLOR FRITZ, LE DAUPHIN US
(adversaire de Richard Gasquet)

Il y a quatre ans, il symbolisait, au même titre que Frances Tiafoe et Tommy Paul, la relève d'un tennis américain orphelin d'Andy Roddick et de James Blake. Mais Taylor Fritz peine encore à passer la vitesse supérieure.
29e mondial, il est bien le dauphin de John Isner (23e) mais il n'a jamais vraiment confirmé sa foudroyante percée de 2016. Plus jeune finaliste sur le circuit depuis Kei Nishikori (Delray Beach, 2008), à 18 ans, à Memphis, il avait alors conclu sa saison dans la peau du plus jeune joueur du top 100. Mais son pic reste une 24e place mondiale (en mars dernier). Ces derniers mois, il a enchaîné les déceptions. À Roland-Garros, lors du 3e tour, il a perdu 19-17 un tie-break de 31 minutes (puis le match) contre l'Italien Lorenzo Sonego. En indoor, il n'a gagné qu'un match en trois tournois.

TOMMY PAUL, LA MARCHE ENTRAVÉE
(adversaire de Gilles Simon)

Un match Paul-Simon pourrait faire le plaisir des mélomanes mais rien ne dit que Tommy Paul se montrera à la hauteur de l'affiche. Efficace sur le circuit Challenger en 2019 (quatre finales, pour trois titres), le jeune Américain (23 ans) avait bien enchaîné en début de saison, en se payant notamment les scalps de Grigor Dimitrov (à Adélaïde), puis d'Alexander Zverev (à Acapulco).
90e mondial le 1er janvier, ses perfs lui avaient fait gagner 33 places en deux mois. La pandémie a brisé net sa marche en avant. Depuis la reprise du circuit, en août, il n'a gagné que cinq matches en huit tournois. À Noursoultan, il a chuté en quarts de finale contre John Millman après avoir pourtant obtenu deux balles de match. Cruel.

TENNYS SANDGREN, LE TWEET CONTROVERSÉ
(adversaire de Pierre-Hugues Herbert)

Quarante-huitième mondial à 29 ans, Tennys Sandgren semble avoir besoin d'aller très loin et très bas (Down Under) pour exprimer son potentiel. En 2018, il était sorti de nulle part pour rallier les quarts de finale à l'Open d'Australie (où il s'était aussi fait remarquer pour ses prises de position ultra-conservatrices). Rebelote cette année, où il a obtenu sept balles de match contre Roger Federer avant de s'incliner en quarts.
Jamais à court d'une polémique, Sandgren s'est délibérément porté au soutien de Sam Querrey, lors de sa récente « évasion » de Russie après un contrôle positif au coronavirus. Son tweet (« Good move by Sam Cruise », en référence à l'acteur du même nom) a dû faire plaisir aux dirigeants de l'ATP... Côté court, en revanche, c'est le calme plat : quatre défaites en suivant depuis son succès au premier tour de Roland-Garros. Dont une, il y a deux semaines, à Cologne, contre son adversaire du jour, Pierre-Hugues Herbert (6-3, 3-6, 6-3).