Tennis - Rolex Paris Masters - Ugo Humbert en quarts de finale du Rolex Paris Masters : « Pas une fin en soi »

L'Equipe.fr
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Heureux d'atteindre le premier quart de finale de Masters 1000 de sa carrière, Ugo Humbert n'y voit pas un accomplissement en soi. Le Messin est davantage dans une optique de progression que de résultat immédiat. « Comment avez-vous trouvé les ressources pour vous imposer ?
Physiquement c'était un peu plus dur aujourd'hui (jeudi). Je savais que ça allait être un peu plus compliqué. Mes deux premiers matches n'ont pas été faciles. J'ai essayé de trouver les ressources, surtout mentalement. J'y ai cru du début à la fin. Même quand je perds le deuxième, je me dis que je dois me faire confiance : je peux le faire, je vais essayer de trouver des solutions. lire aussi Humbert ne s'arrête plus Je n'arrivais plus à retourner. Je me suis dit : si je veux le breaker, il faut au moins faire jouer donc je me suis reculé un peu. Je l'ai senti par moments un peu plus fébrile. J'ai saisi ma chance, j'ai réussi à breaker au bon moment. Je n'ai pas douté au moment de conclure. Je suis très confiant, j'essaye d'être relâché au service. J'ai bien tenu avec mon service, c'est positif. Et mentalement j'ai encore été très bon aujourd'hui. Vous avez trouvé beaucoup de relâchement en fin de partie...
Je n'arrivais pas à traverser une frappe. La tête voulait mais les jambes ne suivaient pas. Comme lui joue très rasant, assez long, j'avais du mal à me relâcher, j'essayais de trop contrôler. Sur le troisième set, je me suis reculé un peu et je me suis fait confiance : vas-y, lâche tes coups. Je savais que sur quelques points je pouvais faire la différence. Ugo Humbert « Je ne me mets pas de pression sur le résultat, je n'ai pas trop d'attente là-dessus. J'essaye simplement de progresser, de chercher des choses en moi » Vous voilà en quarts de finale d'un Masters 1000 pour la première fois de votre carrière. Que ressentez-vous ?
C'est génial, c'est top. À Rome, je n'étais pas si loin. Je suis très content. Après, ce n'est pas une fin en soi. Je ne me mets pas de pression sur le résultat, je n'ai pas trop d'attente là-dessus. J'essaye simplement de progresser, de chercher des choses en moi. Je suis vraiment très content. lire aussi Forget et Leconte décryptent Humbert Vous avez beaucoup puisé physiquement depuis le début de la semaine. Vous sentez-vous prêt avant de défier Milos Raonic vendredi ?
Je suis touché physiquement. J'ai fait des longs matches. Il faut bien récupérer. Je ne me fais pas de souci là-dessus, ça ne m'inquiète pas vraiment, je sais que je suis capable de récupérer assez vite. Déjà, je ne m'attendais pas à être aussi bien aujourd'hui. À la fin de mon match contre Tsitsipas, je n'étais vraiment pas bien, hier (mercredi) non plus. Et là c'était déjà mieux. L'énergie n'était pas là, mais musculairement c'était mieux. Que représente ce tournoi pour vous ?
J'ai deux grands souvenirs : la première fois que je suis venu ici, j'ai vu la finale Nalbandian-Nadal (2007). C'était un de mes premiers matches de tennis, j'étais très jeune (9 ans). Et puis bien sûr la victoire de Jo (Tsonga, en 2008) que j'avais suivi toute la semaine à la télé. »