Tennis - WTA - Open 6ème Sens - Open 6ème Sens : Océane Dodin résiste mais s'incline en trois sets face à Sofia Kenin

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Corrigée pendant un set et demi, la Française Océane Dodin s'est rebellée mais a cédé en trois sets (6-1, 6-7 [5], 6-2) contre Sofia Kenin en quarts de finale de l'Open de Lyon. C'est toujours aléatoire et assez fumeux de se taper sur le ventre après une défaite et se dire qu'elle est sans doute porteuse de belles choses. Pourtant, le match livré et perdu en trois manches par Océane Dodin vendredi, face à la 5e mondiale et vainqueur de l'Open d'Australie, Sofia Kenin (6-1, 6-7 [5], 6-2) est assurément intéressant. « Ça reste positif même si j'ai toujours eu du mal à être positive après mes défaites. Mais je vais faire un effort cette fois-ci. Si on regarde en arrière, c'est positif. Je sais aussi ce qu'il y a à travailler, à améliorer », analysait la Française à la sortie du court. Pour être précis, on ne retiendra pas le match dans son entièreté, mais bien plus la rébellion dans le coeur du deuxième set, quand la Française semblait traîner sa peine, face à une Américaine qui déroulait sans forcer mais avec une précision diabolique, une justesse dans les zones assez remarquable, à l'image de ses onze aces, dont aucun ne dépassa 144 km/h ! Le tableau du tournoi A cet instant, Océane était au fond de l'eau. « Je n'avais pas de repères au service, elle m'agressait dès le retour, elle servait très bien, je n'arrivais pas à mettre mon jeu en place. Je voyais le score défiler et je ne pouvais rien faire », relatait Dodin. Corrigée 6-1 en 25 minutes lors du premier set et menée 5-2 dans le deuxième, on ne voyait effectivement guère d'autre issue qu'une défaite expéditive. Kenin s'appuyait sur la vitesse de balle de la Française et se régalait à contrer. Dodin, elle, jouait à risque-tout sur sa mise en jeu (13 aces et 11 double-fautes au final). Pourtant, ça allait tourner. Dodin, « à l'orgueil », comme elle dit, faisait l'effort, poussait sur ses grandes jambes pour faire jouer une volée délicate à Kenin, puis touchait une belle amortie derrière, avant de lâcher un revers long de ligne pour débreaker. Gerland était fort aise. Ça remuait enfin. Et la Lilloise en remettait une belle couche dans le tie-break, se l'adjugeant 7-5, après avoir été menée 1-5, derrière une volée liftée de coup droit rétamée ! Mais Dodin veut renouer avec les sommets. Après dix mois passés hors des courts, à soigner des vertiges et des soucis d'oreille interne entre juin 2018 et avril 2019, la plus grande frappeuse française est encore en phase de renaissance. Après un automne-hiver à arpenter les tournois ITF pour jouer des matches, relancer la machine et grappiller des points, Océane Dodin a soif de « compet » au plus haut niveau. Alors, elle n'a pas lâché ce tie-break, a balancé un coup droit « fracasse », un service gagnant à 181 km/h et un revers croisé pour plier l'affaire ! Sans doute un peu trop « facile » jusque-là, Kenin a resserré le jeu dans le troisième set. « Elle a mieux servi en deuxième balle, elle a réussi quelques gros coups, elle s'est battue pour revenir dans le match et il a fallu que je sois calme pour rester dans mon plan de jeu et l'imposer dès le début du dernier set », notait l'Américaine, qui admettait aussi « être mieux en rythme désormais et avoir sans doute fait mon meilleur match de la semaine jusqu'ici ». Dodin, elle, aurait aimé, pousser l'histoire un peu plus loin. Mais le physique était un peu entamé et sa première balle, son arme fatale (85 % de points inscrits derrière), ne passait plus qu'une fois sur trois (38 % au dernier set). Insuffisant face à Kenin. Mais lundi prochain, Océane Dodin, qui pointait à la mi-octobre au-delà de la 300e place WTA, sera 115e mondiale et 31e et première Française à la Race. A priori, sur le bon chemin donc. Celui que Dodin aimerait défricher jusqu'à rentrer dans le tableau final de Roland-Garros et qui passe par le tournoi ITF de Fredericton, au Canada, le 16 mars prochain

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