Tenu en échec, l'OM gâche deux buts d'avance à Strasbourg

Strasbourg ou la remontée héroïque (HERVIO JEAN MARIE/L'Équipe)

Après avoir longtemps mené 2-0, l'OM a craqué en fin de rencontre et s'est fait remonter au score par Strasbourg (2-2), samedi.


Le match : 2-2

Trois défaites d'affilée avaient sérieusement infléchi la trajectoire phocéenne en Championnat. À Strasbourg, l'OM a longtemps cru casser cette sale série grâce à une victoire qui s'est finalement transformée en un nul durant les vingt dernières minutes de la rencontre, apocalyptiques pour les Marseillais. Entré à la pause à la place d'un Diallo transparent, Mothiba a d'abord revivifié son équipe en profitant de l'absence de marquage pour enchaîner contrôle de la poitrine et volée du gauche (1-2, 76e) sur un centre de Bellegarde. Et puis, durant le temps additionnel, Gameiro, qui refusait d'abdiquer devant la défaite, a égalisé d'une magnifique reprise de volée du gauche légèrement déviée par Kaboré (2-2, 90e + 4).


lire aussi

Le film du match


Dans un stade en délire, le Racing, déjà auteur de semblable retour une semaine plus tôt à Toulouse (2-2), a peut-être véritablement lancé sa saison, jusque-là traversée par la souffrance, comme sa première période. En effet, l'OM a profité de l'hospitalité coutumière de son hôte à domicile depuis le mois d'août pour se placer sur une voie rapide menant à la victoire.

Bamba Dieng, titulaire pour la première fois cette saison, n'a attendu que huit minutes pour marquer acrobatiquement malgré l'intervention de Le Marchand, après avoir pris le dessus sur Nyamsi (0-1, 8e). Le mauvais positionnement de la charnière sur ce long dégagement de Pau Lopez n'a pas été la seule carence défensive des Strasbourgeois lors de cette première période. Le no man's land entre leur milieu et leur ligne arrière a offert aux Phocéens des espaces dans lequel ces derniers se sont engouffrés plusieurs fois avec appétit, mais sans réussite.


Stephan : « C'est une délivrance »


lire aussi

La 13e journée de Ligue 1


Mais c'est sur une attaque placée qu'ils ont doublé le score avec, au départ, une montée de Mbemba, qui a déposé Gameiro. L'international congolais a trouvé Ünder, dont le décalage pour Clauss s'est conclu par un centre de l'ex-Lensois pour l'autre piston, Kaboré (0-2, 35e). Un mouvement symbolique de la maîtrise marseillaise lors de cette première période largement dominée. Seul Veretout, qui a expédié un ballon sur la barre transversale phocéenne en voulant dégager un centre de Thomasson, a vraiment distillé un frisson dans les rangs de son équipe (38e).

Après la pause, Marseille a baissé en intensité, se contentant de gérer son avantage à trois jours de jouer sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions face à Tottenham. Pendant longtemps, son attentisme ne l'a pas exposé à grand-chose au regard de l'impuissance offensive et du déchet technique adverse. Et puis, tout a basculé, malgré les deux parades déterminantes de Pau Lopez devant Gameiro (89e), qui n'ont fait que retarder l'inéluctable. L'OM a laissé fondre deux points dans un stade en fusion et la température ne devrait pas retomber, mardi.


Le joueur : Gameiro n'a pas renoncé

Il a marqué cette rencontre par sa générosité, ses appels, ses décrochages, ses efforts et sa double occasion de la 89e minute, qui aurait pu sceller la défaite de son équipe. Mais Kevin Gameiro n'a jamais renoncé, même pas au bout du temps additionnel, et il est logique que l'égalisation du Racing ait jailli de son pied gauche, actionné pour une fantastique reprise de volée dans la lucarne gauche de Paul Lopez !


lire aussi

Strasbourg-OM sous le signe d'Octobre Rose