La tenue du GP de France MotoGP "pas remise en cause à ce jour"

Léna Buffa
motorsport.com

Alors que l'épidémie de coronavirus s'étend dans le monde, et notamment en Europe, et qu'elle engendre de nombreux effets collatéraux, en particulier pour les domaines du sport, de la culture et du spectacle, les organisateurs du Grand Prix de France MotoGP se veulent rassurants. Pas question de céder à la panique, bien qu'un durcissement des mesures ait récemment étendu les interdictions aux événements réunissant plus de mille personnes et causé un certain nombre de reports ou d'annulations.

"La tenue du SHARK Helmets Grand Prix de France 2020, prévu les 15, 16 et 17 mai prochains sur le circuit du Mans, n’est à ce jour pas remise en cause", assure le promoteur, PHA, dans un communiqué de presse transmis ce mardi, au sujet de ce qui est la deuxième épreuve MotoGP la plus populaire, avec plus de 200'000 spectateurs chaque année.

Bien que consciente que la France se trouve à l'heure actuelle dans une situation mouvante, avec des changements fréquents quant aux mesures mises en place et à leur impact, la société clermontoise veut rappeler que deux mois nous séparent encore du Grand Prix et qu'il serait donc exagéré de dresser des conclusions extrêmes pour le moment. Les dernières mesures annoncées par le gouvernement portent jusqu'au 15 avril.

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"Dans le cadre de l’évolution du coronavirus, la situation en France et dans le monde évolue jour après jour, avec des prises de décisions au cas par cas concernant de nombreux événements, qu’ils soient sportifs, culturels ou de tout autre domaine", rappelle le communiqué. "Le SHARK Helmets Grand Prix de France 2020 doit avoir lieu dans plus de 60 jours et aucun élément ne permet de savoir dans quelle situation nous nous trouverons d’ici là. De ce fait, une annulation ou un report d’un événement aussi éloigné n’est pas envisageable actuellement. Et l’optimisme étant de rigueur, nous souhaitons que l’ensemble des manifestations, quelles qu’elles soient, puissent retrouver une activité normale dans les meilleurs délais."

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Pour l'heure, seules des épreuves programmées en mars ou avril ont été impactées par les conséquences du coronavirus. En F1, le GP de Bahreïn de la semaine prochaine doit se disputer à huis clos, tandis que celui de Chine, à la mi-avril, a été reporté. En MotoGP, la course de Losail, le week-end dernier, a sauté, et le GP de Thaïlande prévu la semaine prochaine a été reporté au mois d'octobre, avec au passage un changement de date pour la manche d'Aragón. Le Qatar a également été annulé pour le WorldSBK, qui devait s'y rendre cette semaine, et la Formule E a, elle, reporté à la fois sa course chinoise (prévue la semaine prochaine) et celle de Rome (début avril).

Sur le territoire français, le X-Trial des Nations, prévu le 3 avril à Liévin, est devenu ce matin la dernière course en date à être reportée sine die. La prochaine grande épreuve prévue en France parmi les disciplines mondiales des sports mécaniques est la manche parisienne de Formule E (18 avril), puis viendra le GP de France MotoGP (15-17 mai) et celui de F1 (26-28 juin), ainsi que les 24 Heures du Mans (7-14 juin), autant de rendez-vous qui à ce jour n'ont pas été officiellement menacés.

La semaine dernière, l'ACO avait également fait le point et affirmé sa confiance au sujet de la classique mancelle : "À l'heure actuelle, les autorités compétentes ne nous ont pas informés de la nécessité de reporter ou d'annuler l'un de nos événements sportifs au programme ces prochaines semaines. Le calendrier des manifestations est donc inchangé à ce stade. L'ACO est confiant quant au maintien des 24 Heures du Mans à la date prévue entre le 7 et le 14 juin 2020."

En MotoGP, les regards se tournent à présent vers Austin, où les événements de masse viennent d'être interdits jusqu'au 1er mai et où le MotoGP est programmé dans trois semaines. La FIM prévenait dès hier que des dates alternatives étaient à l'étude.

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