Un test à l'étude avant le premier Grand Prix des équipes MotoGP

Léna Buffa
motorsport.com

La perspective de sortie de la pandémie de coronavirus qui sévit actuellement étant encore floue pour le moment, la date du premier Grand Prix de la saison MotoGP reste logiquement incertaine, bien que la dernière version du calendrier stipule que la compétition débutera le 3 mai à Jerez, avant que le paddock ne se rende au Mans deux semaines plus tard. "Il faut être réaliste. Les courses de mai seront extrêmement difficiles [à maintenir], c'est certain", déclare Pit Beirer auprès de Motorsport.com.

Un avis largement partagé désormais, et que nous confirme Davide Brivio dans un entretien exclusif : "Nous ne savons pas encore quand nous atteindrons le pic, ni combien de temps il faudra pour s'en remettre. Les courses de mai paraissent de plus en plus improbables, je crois qu'elles n'auront pas lieu. Espérons que celles de juin [auront lieu], mais ce qui se passe dans les autres domaines sportifs, comme avec les Jeux Olympiques à Tokyo qui devaient se tenir en juillet ou la Formule 1 qui a annulé toutes les courses de mai, me fait penser que nous pourrions attendre un peu plus, peut-être même juillet ou août. J'espère que non, mais le mois de mai me parait improbable et celui de juin difficile. On verra."

Pit Beirer musste die Motorsportabteilung vorübergehend schließen

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Le calendrier attendra

Le MotoGP a connu un mois de mars particulièrement mouvementé, avec un premier bouleversement dès le 1er mars lorsque le Grand Prix du Qatar a été annulé pour la catégorie reine, pourtant sur le point de s'y rendre. Dans la foulée, ce sont les manches de Buriram, Austin et de Termas de Río Hondo qui ont été reportées à l'automne, provoquant un changement de date pour celles de Misano et de Valence. Depuis la dernière annonce portant sur le Grand Prix d'Argentine, l'agenda n'a plus été modifié, alors que d'autres grandes compétitions ont continué à être impactées, à commencer par la Formule 1 dont le début de saison est désormais repoussé au 14 juin.

"Cela s'est fait en deux phases", explique Pit Beirer. "Au début, les promoteurs, les organisateurs et la FIM se sont longtemps battus pour maintenir le programme et espérer que les choses n'iraient pas trop mal. Il leur a fallu quelques jours pour comprendre qu'il y a plus en jeu que seules les courses devant être annulées dans les semaines à venir."

"La communication a été excellente. Le président de la FIM a toujours été disponible, de même que les directeurs de la Dorna et d'Infront. Nous avons été en contact étroit", souligne le directeur de KTM Motorsport, qui fait notamment l'éloge de la disponibilité et de la transparence de Carmelo Ezpeleta dans ces échanges avec les équipes.

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"J'ai ensuite trouvé ennuyeux que de nouveaux calendriers soient envoyés chaque jour, ce qui est totalement absurde car personne ne sait quand ça va reprendre", poursuit-il cependant. "Dans la deuxième phase, nous avons convenu que les calendriers ne devaient pas être définis en détail maintenant, mais que nous devions attendre qu'une solution soit trouvée. Nous devrons ensuite nous asseoir à une table − les promoteurs, les organisateurs et l'industrie."

"Il faut maintenant que nous soyons réalistes et que nous relativisions l'importance du sport. Quand nous pensons à l'Italie, où nous aimons tant courir, où nous aimons être invités et où nous avons tant d'amis, ils vivent une vraie misère en ce moment et elle va en partie nous atteindre, alors il n'y a pas besoin de définir de calendrier."

Propos recueillis par Gerald Dirnbeck et Matteo Nugnes

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