Thibault Giroud (Bleus) : « On a privilégié le choix de joueurs mobiles » pour les matches au Japon

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Thibault Giroud. (A. Mounic/L'Équipe)
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Le préparateur physique du quinze de France, Thibault Giroud, a expliqué ce mardi à Marcoussis les critères de choix pour la tournée au Japon : reposer les cadres et opter pour des joueurs moins lourds capables de rivaliser avec des Japonais très mobiles dans une chaleur très humide.

« Quels ont été les critères de choix pour cette tournée où la plupart des cadres seront absents ?
L'an dernier, en Australie, on avait déjà fait le choix de laisser se reposer une vingtaine de joueurs premium. À un an de la Coupe du monde, ça a encore plus de sens. On avait mis une barre à 2000 minutes jouées pour les premiums. Il faut ajouter à cela des bobos, un manque de fraîcheur en fin de saison. Il n'y a plus beaucoup d'opportunités pour laisser les joueurs tranquilles, pour qu'ils puissent se soigner, retrouver de la fraîcheur mentale et surtout avoir une bonne présaison avec leurs clubs. Prendre ces joueurs, c'était accumuler les problèmes pour la suite, pour la tournée de novembre, le Tournoi ensuite etc. On est trop proche de la Coupe du monde pour prendre ce risque. Et ceux qui sont là le méritent, ils ont gagné leur place.

Thomas Ramos aurait pu cependant figurer dans ce groupe ?
C'est vrai que Thomas n'a pas énormément joué cette saison avec nous. Il aurait pu faire partie de la sélection car il remplissait les critères physiologiques mis en place mais il y en a d'autres. Sans entrer dans les détails, il y a des bobos et c'est le seul moment avant la Coupe du monde où il va pouvoir se régénérer. L'an dernier, on aurait peut-être fait le choix mais on ne va pas prendre de risque car c'est un joueur qui compte pour son club et pour la sélection.

Thibault Giroud

« Depuis trois ans, on s'adapte aux équipes qu'on rencontre. Nos méthodes d'entraînement évoluent en fonction de ces critères, toujours en rapport avec le projet de jeu et l'évolution du rugby »

C'est une tournée courte. Qu'est-ce que cela implique en termes de préparation ?
Vu qu'il s'agit d'une tournée de fin de saison, avec la fatigue que cela induit, on est sur du maintien de qualité. On est encore plus précis sur la dimension volume-intensité et la dimension énergétique. Car le Japon est une équipe qui met beaucoup de volume de jeu. Ils se déplacent beaucoup, gardent le ballon. Et il faudra tenir, surtout avec la chaleur. On a préparé en amont sur des protocoles qui permettent de s'acclimater à cette chaleur, même chose pour le décalage horaire. Car on doit être capable de s'entraîner dès ce week-end.

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Utilisez-vous la salle environnementale qui permet de travailler sur les variations de chaleur et d'humidité ?
Oui, on l'utilise depuis notre arrivée lundi. Ça fait partie du protocole. Il y a des moments passifs où il s'agit de prendre l'humidité et la chaleur sans dimension intense. Et d'autres sur des séances portées sur des intensités élevées. Et aujourd'hui, pour la séance d'entraînement, on a demandé aux joueurs de jouer avec des vêtements qui compressent, qui maintiennent la chaleur pour qu'ils puissent justement ressentir ces effets. Mais on s'adapte beaucoup plus vite à la chaleur qu'à l'altitude.

Le Japon est une sélection qui joue vite. Cela a-t-il aussi des implications sur la préparation ?
Ça en a eu une sur le choix des joueurs, notamment parmi les avants en privilégiant des joueurs plus mobiles, moins lourds. Depuis trois ans, on s'adapte aux équipes qu'on rencontre. Nos méthodes d'entraînement évoluent en fonction de ces critères, toujours en rapport avec le projet de jeu et l'évolution du rugby qui est manifeste sur chaque tournée, chaque tournoi. On a beaucoup progressé sur cette capacité d'alternance entre intensité courue et intensité combattue donc on sera prêt à matcher. »

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