Thomas Ramos : « Avant, j'étais un peu plus naïf »

Thomas Ramos lors du test-match remporté par les Bleus face à l'Afrique du Sud (30-26). (A. Mounic/L'Équipe)

Présent en conférence de presse à Marcoussis ce jeudi, l'arrière toulousain des Bleus Thomas Ramos a confié être plus conscient qu'avant des exigences du très haut niveau. D'où, sans doute, ses très bonnes performances lors des deux premiers tests de cette tournée face à l'Australie (30-29) et l'Afrique du Sud (30-26).

Il fut un temps, pas si lointain, où Thomas Ramos était du genre à relancer tous les ballons. C'était beau, audacieux, toujours spectaculaire, mais ça pouvait parfois aussi se retourner contre son équipe. Aussi, l'arrière toulousain n'a pas eu la progression rapide qu'il espérait sans doute en équipe de France. Il a enchaîné quelques sélections (19 à ce jour), certes, mais le plus souvent comme remplaçant.

Et puis est arrivée cette tournée de novembre où la blessure de son coéquipier Melvyn Jaminet et un excellent début de saison avec le Stade Toulousain l'ont propulsé tout en haut de la hiérarchie des arrières du pays. Titulaire contre l'Australie, puis encore contre l'Afrique du Sud, Ramos a sorti deux excellents matches, tant dans ses tirs au but que dans le jeu courant. Et il devrait enchaîner contre le Japon, ce dimanche (14 h), chez lui à Toulouse.

« J'ai certainement gagné en maturité, explique-t-il. On va dire que j'ai un peu grandi, que j'ai appris ce qu'était vraiment le haut niveau. Avant, j'étais un peu plus naïf. J'ai su me remettre en question, comprendre pourquoi je ne jouais pas, travailler plus fort en club. Le haut niveau ne te permet pas certaines choses que tu peux te permettre quand tu joues en club. Il faut en prendre conscience, et c'est vrai que j'ai peut-être mis un peu de temps à le faire. Aujourd'hui, j'arrive à un âge (27 ans) où je suis en pleine maturité. C'est ce qui fait aussi que je me sens bien sur le terrain. »

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Face aux Wallabies et aux Springboks, on l'a senti hyper sobre, concentré sur sa partition, peu enclin à dévier du chemin tracé par le staff tricolore. « On avait tous un plan à respecter et surtout envie de gagner ces matches, retrace-t-il. Forcément, quand les matches sont aussi serrés, que tu ne mènes que d'un point ou de quatre, une erreur ou une mise en danger peut te faire perdre. Si j'ai trois ballons et que je relance trois fois, je peux mettre l'équipe en danger. Alors que si j'occupe bien les trois fois et que je fais reculer l'adversaire par du jeu au pied, je peux au contraire contribuer à faire craquer l'adversaire. En fait, quand tu joues face à des grosses nations, c'est plus compliqué de faire des exploits individuels. Rester dans un cadre est donc aussi bien, même s'il ne faut jamais s'enlever l'opportunité d'en sortir si l'occasion se présente. »

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