Ticktum "quasi certain" qu'il aurait été en F1 avec la Super Licence

Benjamin Vinel
motorsport.com

À l'été 2018, la rumeur s'était emballée autour de , candidat à un baquet Toro Rosso pour 2019, mais malgré son titre de vice-Champion en F3 Europe et deux victoires au Grand Prix de Macao – avec des points de Super Licence attribués rétroactivement – le Britannique n'avait que 35 unités à son actif, contre 40 nécessaires.

Ticktum a alors décidé de participer au championnat hivernal de F3 Asie en janvier et février 2019 afin d'obtenir les cinq unités restantes… mais cette compétition était loin de respecter les exigences de la FIA concernant l'éligibilité aux points de Super Licence, à savoir des courses disputées lors d'au moins cinq meetings sur trois circuits différents. L'Anglais n'a de toute façon pas obtenu les résultats espérés avec un seul podium en six courses, si bien qu'il n'a pas participé au dernier rendez-vous.

Dan Ticktum, Team Mugen

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Dan Ticktum, Team Mugen <span class="copyright">Masahide Kamio</span>
Dan Ticktum, Team Mugen Masahide Kamio

Masahide Kamio

"Aurais-je pu être plus performant ? Oui, il y a certaines choses que j'aurais pu mieux faire. Je ne pense pas m'être particulièrement laissé atteindre par la pression", analyse Ticktum. "Ai-je pris du plaisir au Japon ? Pas complètement. J'ai eu du mal au départ, peut-être que j'aurais pu m'adapter un peu mieux. Il y a toutes sortes de rumeurs avec l'équipe qui dit : 'Il faut qu'il s'habitue au Japon, il faut qu'il s'habitue aux circuits d'ici', mais en fin de compte ce sont une piste et une voiture de course, vous voyez ? Peu importe si c'est au Japon ou sur la Lune."

"Je n'avais pas le sentiment que l'écurie ait beaucoup de confiance en moi, disons. C'est un peu étrange qu'une équipe ne fasse pas confiance à un pilote que Red Bull a mis dans une F1. Mais tout ça, c'est fini, et j'en ai tiré beaucoup de leçons. Les gens vont demander si je reste acerbe d'avoir été écarté ; bien sûr, je le suis, mais je suis désormais dans une très bonne position."

Et malgré ses commentaires souvent polémiques et jugés arrogants, celui qui est désormais pilote de développement Williams et va disputer la saison de Formule 2 chez DAMS n'est pas ingrat, comme en témoigne une discussion avec Christian Horner, directeur de Red Bull Racing, l'été dernier : "Je l'ai rencontré juste après avoir été écarté, simplement pour lui dire merci de m'avoir fait confiance."

Propos recueillis par Marcus Simmons

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