Tiger Woods : « Je ne voulais pas rater cet Open à St. Andrews, dans le berceau du golf »

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Woods va peut-être disputer son dernier Open à St Andrews. (ANDREW BOYERS/Reuters)
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Impatient d'en découdre sur son parcours préféré, où il a triomphé deux fois (2000 et 2005), Tiger Woods, l'homme aux quinze Majeurs, a longuement évoqué mardi la portée historique de cette édition ainsi que ses capacités physiques, toujours diminuées par les conséquences de son accident de voiture.

« Comment vous sentez-vous physiquement ?
Eh bien, mon corps peut certainement s'améliorer, mais de façon réaliste, pas beaucoup. Il a traversé beaucoup d'épreuves, et à 46 ans on ne guérit pas aussi bien qu'à 26. Donc c'est comme ça. Je suis juste assez chanceux, dans notre sport, d'être capable de jouer aussi longtemps que possible, en particulier sur des parcours de golf comme celui-ci. Ça peut durer jusqu'à 50 ans. On a vu Tom (Watson) être en capacité de gagner à presque 60 ans (battu en play-off de The Open en 2009 à 59 ans). C'est donc possible. Il faut juste beaucoup de connaissances et de compréhension de la façon de jouer ce type de parcours. Et avec ces fairways rapides et fermes, cela permet aux joueurs plus âgés de gagner de la distance et de se donner une chance.

Le fait que ce soit le 150e Open, avec toute l'histoire que cela représente, rend-il cette semaine plus spéciale ?
C'est vraiment le cas. Cet Open me semble plus historique qu'il ne l'est d'habitude. Nous revenons au berceau du golf. C'est de l'histoire ancienne à chaque fois que nous avons la chance de jouer ici. Mais cette fois il y a tellement de choses qui se passent cette semaine, comme le fait d'avoir pu jouer hier (lundi) avec Lee Trevino (vainqueur du tournoi en 1971 et 1972), comme notre dîner des champions, ce soir (mardi soir). C'est difficile à croire que cela fait 150 ans que nous jouons ce Majeur. Et c'est incroyable, l'histoire derrière tout ça, tous ces champions qui ont gagné ici. Comme je l'ai dit, c'est difficile de croire que c'est encore plus historique, mais ça l'est vraiment. C'est ce que je ressens. Comme l'impression de jouer le plus grand Open de l'histoire.

Tiger Woods

« Même avec les progrès de la technologie, ce parcours de golf résiste toujours à l'épreuve du temps »

Vous avez toujours dit que parcours est probablement l'un de vos préférés.
(Il coupe) C'est mon préféré, oui.

Au fil des années, compte tenu des progrès du matériel, est-ce qu'il est parvenu à vous poser de nouveaux défis ?
Quelques trous ont été rallongés depuis ma première participation ici en 1995. Et évidemment ils en ont rallongé huit cette année. Chaque bunker est devenu un peu plus profond. Je me souviens - c'est assez drôle quand je regarde certaines des vidéos historiques - de gars jouant depuis le Road Hole qui n'était pas si profond. Maintenant, tu ne peux pas voir les tribunes quand tu es dedans. Tout ce que tu vois, c'est le bleu du ciel. Oui, même avec les progrès de la technologie, ce parcours de golf résiste toujours à l'épreuve du temps. C'est toujours très difficile, et évidemment dépendant de la météo. Avec du vent comme aujourd'hui, c'est un test d'enfer. Au trou n°10, j'ai tapé un fer 6 à 120 mètres. Le vent soufflait si fort. On n'a l'opportunité de frapper des coups comme ça nulle part ailleurs. Et à l'inverse, en cas de jour calme, certains joueurs peuvent avoir quatre à cinq putts pour eagle. Tout dépend de la météo.

Après votre accident, avez-vous déjà pensé qu'il serait un jour possible de rejouer à St. Andrews ?
Pendant la plus grande partie de ma rééducation, j'espérais juste... pouvoir marcher à nouveau, vous savez, marcher normalement et avoir une vie normale et peut-être jouer un peu au golf avec mon fils ou mes amis à la maison. Mais voilà, j'ai joué en Grand Chelem cette année. Et une fois que j'ai réalisé que je pouvais éventuellement jouer à un haut niveau, mon objectif était de revenir ici à St. Andrews. Je ne voulais pas rater cet Open ici, dans le berceau du golf. Ce tournoi a tellement compté pour moi. Je me souviens de ma toute première partie d'entraînement, je ne pouvais pas croire à quel point cet endroit est ridiculement difficile parce que j'avais joué chaque trou face au vent. C'est incroyable l'ingéniosité qu'ils avaient à l'époque pour que ce parcours de golf résiste à l'épreuve du temps et aux meilleurs joueurs. Ce parcours de golf est toujours un défi.

Tiger Woods

« À Augusta, ma jambe n'était pas en condition pour jouer 72 trous. Je suis tombé en panne d'essence »

Dimanche soir, il faudra encore attendre six ou sept ans avant de jouer ici à nouveau...
Je ne sais pas si je serai capable physiquement de jouer à ce niveau d'ici là, mais qui sait ? C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles je voulais participer à cette édition. Je ne sais pas comment va se dérouler ma carrière. Comme je vous l'ai dit, je ne vais plus jamais suivre un calendrier complet. Mon corps ne me le permettra pas. Je ne sais pas combien d'Open il me reste ici à St. Andrews, mais je voulais celui-ci. Ça a commencé ici pour moi en 95, et si ça se termine ici en 22, ok. Si j'ai la chance de jouer encore une fois, ce sera génial, mais il n'y a aucune garantie.

Vous avez dit tout au long de votre comeback que le golf n'est pas la partie la plus difficile, mais que c'est la marche. Évidemment Augusta est une marche très difficile, et vous avez lutté physiquement à Southern Hills (lors du PGA Championship). Comment trouvez-vous que votre corps réagit ici par rapport à ces deux Majeurs précédents ?
Ce n'est toujours pas facile. D'accord, les pentes ne sont raides en aucune façon. Mais c'est l'irrégularité (du terrain) qui est toujours difficile pour moi. J'ai beaucoup de matériel (des vis et des tiges métalliques) dans la jambe. Donc c'est comme ça. Ça va être compliqué. Oui, la marche est certainement beaucoup plus facile que lors des deux Majeurs auxquels j'ai participé cette année. Je suis capable de tenir beaucoup plus de trous. Et aussi, je suis devenu beaucoup plus résistant depuis à force de passer plus de temps en salle de musculation. J'ai plus d'endurance. À Augusta, ma jambe n'était pas en condition pour jouer 72 trous. Je suis tombé en panne d'essence. Mais c'est différent maintenant. Espérons que ça continue comme ça. »

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