Timothy Castagne (Belgique) : « On a laissé les critiques entrer dans nos têtes »

Timothy Castagne au duel face au Marocain Hakim Ziyech. (P. Lahalle/L'Équipe)

Timothy Castagne, défenseur belge de Leicester, estime que son équipe peut se libérer de la pression en retrouvant du plaisir jeudi dans son match décisif de la Coupe du monde contre la Croatie (16 heures).

Timothy Castagne est un couteau suisse. Le défenseur de Leicester, 26 ans, a évolué à presque tous les postes en sélection : axial droit ou gauche (face au Maroc), latéral droit ou gauche. Indispensable aux Diables Rouges, il est venu expliquer en ce début d'après-midi, veille du décisif Belgique-Croatie (16 heures), le bénéfice dont le groupe belge peut tirer de sa réunion au sommet ce lundi.

« Comment avez-vous vécu la réunion de lundi avec joueurs et staff ?
C'était important de se dire la vérité. Après, ce n'était pas une réunion de crise, comme j'ai pu le lire dans beaucoup de titres. Le ton n'est pas monté haut. Il n'y a pas eu d'insultes. On a parlé de ce que l'on pouvait faire pour nous améliorer. On a vu hier à l'entraînement (mardi) que c'était beaucoup mieux. Tout le monde est content d'être ensemble.

Estimez-vous que votre équipe est désormais en mode commando ?
Disons que l'on essaie de rester tous ensemble et de manière beaucoup plus soudée. On essaye de se protéger entre nous. Plus qu'avant. On sait qu'il y a beaucoup de pression. Mais on s'en mettait peut-être un peu trop avant. On a dit qu'on allait essayer de retrouver nos valeurs, en jouant en s'amusant. Même si on sait que c'est un match très important pour nous et tout le pays. Il faut utiliser la pression de manière positive en étant plus agressifs, en faisant les mètres en plus.

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Pourquoi croire que vous allez battre la Croatie après les jours difficiles que vous venez de passer ?
Moi j'en suis convaincu. Je sais qui est notre équipe et ce que l'on vaut. Vous croyez ce que vous voulez. Je suis dans ce groupe. Pas là pour prouver à qui que ce soit. On va jouer pour nous et le pays. Et se donner au maximum.

Vous dîtes qu'il est important d'être un groupe uni. Cela veut dire que vous ne l'étiez pas avant ?
Si. Mais on n'était pas un groupe assez soudé. Pour aller loin dans une Coupe du monde, il faut vouloir aller à la guerre pour ses coéquipiers. La réunion peut aider. Mais ce sont des paroles. Il faut des actions sur le terrain. On n'est pas aussi bas que tout le monde le pense. On a tout en main : si on gagne contre la Croatie, on passe. Ce n'est pas une crise. On n'est pas si mal au niveau confiance.

Est-ce que vous vivez vos moments les plus difficiles en sélection ?
Non. Lors du final four de Ligue des nations (octobre 2021, 4e), c'était pire. C'est un dur moment pour perdre. Mais ce n'est pas ce que vous avez lu. Nous voulons montrer que nous pouvons être une bonne équipe même sous pression. On a peut-être laissé les critiques entrer dans nos têtes, perdu la confiance qu'on avait il y a quelques semaines ou années. Au moins la réunion nous a permis d'éliminer pas mal de doutes. »

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