Timothy Castagne sur la défaite de la Belgique contre l'Égypte : « On n'était pas aux bons endroits »

Timothy Castagne sous le maillot de la Belgique. (Koen Van Weel /ANP Sport/Presse Sports)

Timothy Castagne, latéral de la Belgique, explique la défaite jeudi en amical face à l'Égypte (1-2) par un manque de communication.

Les Diables Rouges démarrent leur Coupe du monde mercredi face au Canada. Leur défaite face à l'Égypte (1-2), jeudi en amical à Koweït City, a ravivé le débat sur la fragilité de leur défense dans les phases de transitions mais aussi la gestion de la profondeur. Le défenseur de Leicester, qui s'impose sur le flanc droit, mais peut également dépanner à gauche, estime que les Belges n'ont pas respecté les consignes et que cet oubli leur permettra d'être plus vigilants pendant l'épreuve au Qatar.

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« Comment avez-vous vécu l'après match face à l'Égypte et les critiques qui ont accompagné une période précédant la Coupe du monde ?
On n'a pas trop regardé les commentaires. L'important est de régler les deux ou trois petites choses qui ont posé problème pendant ce match. Et que ça ne se passe plus pendant le tournoi. Je préfère que ça se déroule maintenant et pas pendant la Coupe du monde.

De quels problèmes parlez-vous ?
La communication. On doit beaucoup plus se parler. Ça nous manquait pas mal face à l'Égypte. Le reste, ce sont les positions. On n'était pas aux bons endroits. Un peu tout le monde. Ça pose problème. Ça devient plus compliqué.

Avez-vous revu le deuxième but égyptien où vous êtes impliqué ?
Je regarde surtout ce que j'aurais pu mieux faire. On a eu la même phase (alignement de la ligne de hors-jeu très haut à proximité de la ligne de coup d'envoi) quelques minutes après. J'ai joué le hors-jeu et l'adversaire s'est fait prendre. C'est surtout dangereux de le jouer là. Il suffit que la ligne ne soit pas parfaite. Après, c'est compliqué surtout si la passe est si courte. Tu n'as pas beaucoup de temps pour réagir.

Après la rencontre, le sélectionneur a fait part de son mécontentement sur l'approche collective. Vous l'a-t-il fait ressentir ?
Il nous l'a montré pendant la mi-temps. Après, on n'a pas reparlé du match. Il veut nous laisser cogiter sans lui. Ensuite, il va apporter ses consignes.

Vous êtes très éloigné du centre de Doha dans votre nouvel hôtel (à 90 km à l'ouest, près de la frontière avec l'Arabie saoudite). C'est important de prendre du recul sur l'événement ?
Je préfère ça que de devoir faire 40 kilomètres, aller et retour, pour me rendre sur les lieux de l'entraînement quotidiennement. Ici, c'est plus tranquille. Ça laisse de la place à la récupération, à la vie de groupe, au travail tactique. On est bien cloisonné.

Est-ce bénéfique ou le regrettez-vous ?
Ce ne peut être que bénéfique. C'est un super hôtel. Il y a un endroit pour regarder les matches tous ensemble. Quand tu arrives au stade, avec les supporters, tu te remets dans l'ambiance Coupe du monde. Mais c'est important de profiter de quelques jours pour récupérer tous ensemble entre les rencontres.

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Votre accident pendant l'Euro 2021 (double fracture au visage face à la Russie mi-juin), est-il oublié ?
Quand je revois les images, je n'ai pas vraiment de regrets. J'ai juste envie de profiter à fond de cette Coupe du monde. Je reviens avec une plus grande motivation car je n'ai pas pu terminer mon premier grand tournoi avec l'équipe nationale (il avait dû déclarer forfait). Je me souviens tout de suite avoir demandé au doc si je pouvais continuer. Je n'avais pas vu mon visage à ce moment-là. J'avais connu beaucoup de déception car je savais que j'étais hors du jeu pour le reste du tournoi. »