Quel est le titre de champion du PSG le plus marquant et le moins marquant ?

Champion de France pour la dixième fois cette saison, le PSG est entré dans l'histoire de la Ligue 1, en égalant le record de Saint-Etienne. Voici les dix titres parisiens résumés, avec la possibilité pour vous de désigner le plus beau et le moins reluisant.

1985-1986 : 36 journées en tête, pige de Fernandez dans le but et record d'invincibilité

Emmené par Joël Bats, Jean-Marc Pilorget, Safet Susic, Dominique Bathenay, Dominique Rocheteau et son capitaine Luis Fernandez, le PSG, 13e lors du précédent exercice, remporte le Championnat de France pour la première fois de son histoire. Un sacre logique, la formation de Gérard Houllier s'emparant de la première place à l'issue de la 3e journée pour ne plus la lâcher.

Une équipe au mental d'acier, capable de renverser Lens (0-2 puis 3-2), de battre à l'arraché Monaco (but de Sène à la 89e) et de voir un Fernandez héroïque dans le but à Metz après une blessure de Bats. Cette résilience lui a permis d'établir alors un nouveau record d'invincibilité en Division 1 (26 matches sans défaite).

1993-1994 : titre chipé au rival, réalisme maximal et record bis

Après cinq années de domination marseillaise, dont un titre qui sera finalement retiré à l'OM pour corruption, le PSG met un terme à l'hégémonie de son rival. Son meilleur buteur, David Ginola, ne compte que 13 réalisations (Weah en totalise 11). Mais le danger vient de partout, car l'équipe d'Artur Jorge est redoutable sur coups de pied arrêtés.

Elle brille également par sa défense de fer : elle n'encaisse que 22 buts, remporte 15 de ses 24 victoires par un but d'écart. Et surtout, elle fait encore plus fort que huit ans auparavant, avec 27 matches consécutifs sans défaite. Une marque battue ensuite par le FC Nantes, en 1994-1995.

2012-2013 : Ibra tout-puissant, le coup Beckham et chaos de fin de saison

Un an après la prise de pouvoir de QSI, le PSG frappe fort sur le marché des transferts, en attirant notamment Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva, Ezequiel Lavezzi et un jeune talent italien, Marco Verratti. David Beckham rejoindra même l'escouade en janvier. Un vrai coup médiatique pour le club et une ultime pige avant de raccrocher les crampons pour le milieu anglais, larmes aux yeux contre Brest pour la dernière de la saison au Parc des Princes.

Deuxième derrière l'OL après 21 journées, l'équipe de Carlo Ancelotti reprend la tête après une victoire à Bordeaux (1-0) et fonce vers son premier titre de champion depuis 19 ans. Il est validé au soir de la 36e journée, avec un succès à Gerland, contre Lyon, grâce à un but de Jérémy Ménez (0-1). Ce qui donnera lieu le lendemain à une célébration électrique sur la place du Trocadéro, entre organisation bordélique et casseurs.

Meilleure attaque et meilleure défense, le PSG est porté par Ibra, meilleur buteur - et de loin - avec 30 réalisations, soit près de la moitié des buts inscrits par son club en Ligue 1 (69). Mais le titre ne suffira pas à apaiser les tensions de la saison, symbolisées par le coup de sang de Leonardo envers les arbitres contre Valenciennes (1-1) et le départ d'Ancelotti.

2013-2014 : la patte Blanc, grand huit et fin en roue libre

Renforcé par les arrivées d'Edinson Cavani, plus gros transfert de l'histoire de la L1 (64 millions d'euros en provenance de Naples), et de Marquinhos, débarqué en provenance de l'AS Rome, le PSG conserve son titre de champion de France pour la première fois de son histoire. La formation de Laurent Blanc, arrivé sur le banc sans être le premier choix de la direction, prend la tête après 10 journées et la conservera jusqu'au bout, ne concédant que trois défaites, dont une seule lors des 32 premières journées.

Articulé autour d'un trio au milieu Motta-Verratti-Matuidi qui deviendra une référence, le PSG monte en puissance au fil de la saison, jusqu'à enchaîner huit victoires de rang entre mi-février et début avril. Mais l'élimination en quarts de la Ligue des champions contre Chelsea conduira à une fin de saison en roue libre (4 points pris entre la 33e et la 36e journée).

Statistiquement, le bilan parisien ressemble en de nombreux points à celui de l'année précédente ; meilleures attaque et défense, meilleure équipe à domicile et à l'extérieur, Ibra meilleur buteur (27 réalisations).

2014-2015 : controverse à Lyon, punchline d'Ibra et sprint final parfait

Contrairement aux deux saisons précédentes, le PSG doit s'employer jusqu'au bout pour s'adjuger le titre. Il est même quatrième après 20 journées, conséquence de son deuxième revers de la saison à Bastia (2-4 après avoir mené 2-0). Paris est toujours devancé par Lyon après 29 journées, après avoir accroché début février un nul controversé à Gerland (1-1), égalisant sur un penalty de Zlatan Ibrahimovic d'abord arrêté par Anthony Lopes puis donné à retirer à l'attaquant suédois.

Poussé dans ses retranchements, le PSG est sous pression, à l'image de la sortie d'Ibra sur les arbitres après une défaite à Bordeaux mi-mars (3-2) : « En 15 ans, je n'ai jamais vu un arbitre aussi nul dans ce pays de m..... Ce pays ne mérite pas le PSG ». Mais Paris boucle la saison sur neuf victoires de rang en Championnat pour garder son titre et sa fin d'exercice lui ouvre la voie d'un premier quadruplé national, décrochant le Trophée des champions et les deux Coupes en plus de la Ligue 1.

2015-2016 : concurrence écrasée, score de baby à Troyes et Zlatan à son top

Dans le 4-3-3 parfaitement huilé de Laurent Blanc, le PSG marche sur la concurrence. Plus grand nombre de points (96), écart record avec son dauphin (31 unités), 30 victoires, 2 défaites concédées dont 1 seule à l'extérieur, première saison du club avec plus de 100 buts inscrits (102), plus faible total de buts encaissés (19) : cette équipe explose tous les compteurs.

Ce superbe collectif, leader durant 37 journées et sacré dès la mi-mars après une démonstration offensive au diapason de sa saison à Troyes (9-0), est magnifié par un Zlatan Ibrahimovic au sommet de son art (38 buts). Et l'ajout d'Angel Di Maria (18 passes décisives en L1 dès sa première saison) lors du mercato estival donne une autre dimension à ce PSG. Avec à la clé pour Paris un nouveau quadruplé national.

2017-2018 : chéquier de sortie, attaque de folie et clim de Cavani

Battue par l'AS Monaco de Mbappé, Bernardo Silva, Falcao, Jardim et consorts la saison précédente, le PSG récupère son bien, grâce en partie à une attaque de folie. En un été, QSI réalise les deux plus gros transferts de l'histoire, avec les arrivées de Neymar et Mbappé, comme pour expier la « Remontada » à Barcelone en mars 2017. Le PSG d'Unai Emery, qui a remplacé Blanc sur le banc en 2016, inscrit 108 buts, son record sur une saison, dont... 70 à domicile !

Paris débute par six victoires de rang, en enchaînera neuf de rang au coeur de l'hiver et le carton infligé à Monaco (7-1) pour sceller le titre parisien fait office de passation de pouvoir. Cavani, meilleur buteur de la saison (27), empêche même une première défaite face au rival marseillais depuis novembre 2011 d'un coup franc à la 93e minute pour climatiser le Vélodrome (2-2).

Il n'y a finalement que la fin de saison en roue libre (3 points sur les 4 dernières journées) pour laisser des regrets et priver ce PSG d'attendre la barre des 100 points. Et comme Paris a le sens de la polémique, il s'en offre une un soir de victoire 8-0 contre Dijon et de quadruplé de Neymar, sifflé pour ne pas avoir laissé un penalty à Edinson Cavani, en quête de son 157e but avec le club de la capitale pour en devenir le meilleur buteur.

2018-2019 : départ record, phase retour caviardée et Mbappé goleador

Thomas Tuchel est arrivé sur le banc parisien à la place d'Emery et le début de saison parisien est idyllique. Le PSG lance son Championnat par... 14 victoires d'affilée, un record en L1. Le champion de France compte 53 points à la trêve (un record) et finira l'exercice avec 53 points engrangés à domicile, sur 57 possibles.

Mais le PSG se relâche sur la phase retour, subit des défaites après avoir mené au score à Lyon (1-2), Nantes (2-3) et Montpellier (2-3), sans oublier une fessée reçue à Lille (1-5), pour la plus lourde défaite de l'ère QSI. Paris parvient toutefois à réaliser une performance unique en L1, à savoir marquer dans ses 38 matches de la saison. Et avec 33 buts, Mbappé termine, pour la première fois de sa carrière, meilleur buteur du Championnat.

2019-2020 : saison Covid, départ moins brillant et déséquilibre assumé

Un Championnat à part, raccourci en raison du Covid, mais dont l'issue n'a jamais fait de doute, en raison de l'avance du PSG sur la concurrence. Mbappé termine encore meilleur buteur, Di Maria meilleur passeur, et l'équipe de Thomas Tuchel détient le meilleur bilan à domicile comme à l'extérieur.

Mais les Parisiens sont moins souverains que la saison précédente, avec trois défaites lors des 12 premières journées, s'inclinant notamment contre Reims à domicile (0-2) et à Dijon, alors lanterne rouge (1-2). Ce PSG qui assume son déséquilibre vit aussi des scénarios rocambolesques contre Monaco (3-3) ou à Amiens (4-4).

Avec 75 buts inscrits en 27 matches disputés avant l'arrêt de la saison pour cause de pandémie, il était toutefois sur les bases d'une nouvelle saison à 100 buts. Une énième preuve de son incroyable pouvoir offensif, avec désormais Mauro Icardi dans le rôle du troisième homme à côté de Neymar et Mbappé, à nouveau meilleur buteur de Ligue 1, à égalité avec Wissam Ben Yedder.

2021-2022 : espoirs déçus, Mbappé omniprésent et supporters boudeurs

Avec Mauricio Pochettino sur son banc, le PSG remporte son dixième titre et rejoint Saint-Etienne dans l'histoire. Mais la venue de Messi, considéré par certains comme le meilleur joueur de l'histoire, a suscité des attentes phénoménales que le trio d'attaque composé par l'Argentin, Neymar et Mbappé n'a pas su combler. Le Français, élu meilleur joueur de la saison aux trophées UNFP, ne peut rien se reprocher : en l'état, il est en tête du classement des buteurs et des passeurs de L1, ce qu'aucun n'a déjà réalisé.

Mais l'irrégularité des performances sur le terrain et l'élimination en Ligue des champions ont crispé les supporters, qui boudent leur équipe. Ils fêtent d'ailleurs le titre sans les joueurs, au pied du virage Auteuil, après un nouveau nul frustrant à domicile contre Lens, pourtant réduit à 10 (1-1). Le PSG ne compte d'ailleurs « que » 83 points à une journée du terme, ce qui constituerait le plus faible total pour un PSG titré en L1, ex aequo avec 2012-2013 et 2014-2015, et malgré un parcours au Parc remarquable (15 victoires et 3 nuls).

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