Todt en appelle au "sens des responsabilités" des acteurs de la F1

Emmanuel Touzot
motorsport.com

Déjà engagée dans une profonde refonte de son mode de fonctionnement, et en particulier de son modèle financier, avant l'apparition du COVID-19 et avant les prémices de la crise économique qu'il va provoquer, la Formule 1 va devoir prendre des mesures encore plus drastiques pour assurer son avenir et celui de ses acteurs, majeurs ou non. Le changement d'optique à ce sujet se voit dans les plafonds budgétaires, décidés avant la crise, mais abaissés de 175 millions de dollars à 145 millions de dollars par an, avec d'autres réflexions encore en cours.

Un désaccord subsiste d'ailleurs sur la valeur plancher du budget en question, certaines équipes cherchant à l'abaisser à 100 millions, et d'autres refusant d'aller plus loin, à l'image de Ferrari, qui craint de devoir se passer d'un bon nombre de ses employés en cas de réduction supplémentaire. Interrogé par Sky Sports F1 sur l'idée que la Scuderia puisse faire jouer son veto pour verrouiller les budgets, Jean Todt réfute tout cynisme de la part de l'équipe italienne sur un sujet aussi sérieux.

"Ne soyez pas provocateur ou négatif. Je n'ai aucune peur à ce sujet", a assuré le président de la FIA. "J'espère que tout le monde aura un bon sens des responsabilités dans la situation actuelle afin de nous aider à accomplir ce qu'il y a de mieux pour la Formule 1, pour les concurrents, les promoteurs et les dirigeants, ainsi que les fans. C'est ce que nous essayons de faire. Je respecte Ferrari pour leur Histoire et leur contribution, et je suis sûr qu'ils veulent conserver une contribution importante à ce que nous sommes en train de construire."

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"Ce que nous cherchons à présenter pour le futur va dans la bonne direction. Clairement, nous allons traverser une situation économique sans précédent et c'est pour cela qu'il y a une opportunité de prendre une direction que nous n'aurions pas prise. J'espère vraiment que tout le monde restera avec nous dans le sens où l'objectif de ces règlements est de donner autant de chances que possible à tous les compétiteurs de rester dans la discipline à l'avenir."

Conscient que l'état des lieux ne sera pas plus positif dans les prochains mois, Jean Todt souhaite voir les différents acteurs des sports mécaniques travailler ensemble à des solutions qui leur assureraient un avenir commun : "Ce sera une situation d'après COVID-19, qui aura causé du tort et des dégâts à beaucoup de constructeurs, concurrents, équipes, fédérations, sponsors et médias, et nous aurons besoin de travailler ensemble pour se soutenir mutuellement autant que possible. Ce sera la prochaine étape."

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