TOP 10 : Ils ont offert un but à l'adversaire

VIDEO - Journée mondiale de la générosité oblige, honneur aux auteurs des plus beaux CSC du football. Lobs géniaux, frappes pures, têtes placées : tout est bon pour faire plaisir. Mais ce n’est pas toujours sans risque.

Franck Queudrue, légende du CSC
Franck Queudrue, légende du CSC

Cristiano Ronaldo, Grenade-Real Madrid, 2013

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Aujourd'hui, Leo Messi a un Ballon d'Or d'avance sur Cristiano Ronaldo. Mais ce que n'a jamais réussi la Pulga, c'est marquer contre son camp. Alors que CR7 si, une fois : c'était à Grenade en février 2013, et le but a entraîné la défaite de son Real Madrid en Liga (1-0). Rep a sa, Lionel !

Chris Brass, Darlington-Bury, 2006

Un joueur et un match (Darlington-Bury, D4 anglaise) dont vous n'auriez jamais entendu parler sans ce csc parfait. Une chandelle aléatoire balancée dans la surface, une tentative de dégagement, le ballon qui tape sur la propre tête du défenseur avant de filer dans les buts – avec, en prime, un nez cassé pour l'intéressé ! Le commentateur de la vidéo ne s'y trompe pas : « Ronaldinho, regarde et apprend ».

Apoula Edel, Paris-Monaco, 2010

C'est une époque pas si lointaine, à peine dix ans, où le PSG s'avançait avec une doublette Mevlüt Erding – Peguy Luyindula devant, Granddi Ngoyi au milieu et surtout l'immense Apoula Edel aux buts. Lors de la réception de l'AS Monaco, le gardien à l'âge incertain en profite pour montrer tout son art sur un centre de Vincent Muratori. Et entraîner la défaite de son équipe à domicile (0-1), évidemment.

Wendie Renard, France-Norvège, 2019

Si l'ancienne capitaine de l'équipe de France ne s'est pas privée de régler ses comptes avec sa sélectionneuse dans son autobiographie, elle ne doit pas oublier d'y inclure ce vilain csc contre la Norvège. Certes, il est sans conséquence (score final 2-1). Reste qu'il illustre une Coupe du monde dans laquelle celle qui vient de terminer 6e au Ballon d'Or féminin n'a pas toujours été impériale.

Pavol Ďurica, Fehérvár-Debrecen, 2008

Ďurica ou la générosité poussée à son maximum. Non seulement le Slovaque offre un but à l'équipe adverse, mais en plus il lui montre comment bien tirer un penalty. Un geste incompréhensible qui élimine son club de Fehérvár face au géant Debrecen, en coupe de Hongrie. Quelques jours plus tard, le prêt de Ďurica sera révoqué au terme de 44 jours et quatre matchs joués. Et d'un joli csc, donc.

Jérémy Toulalan, Lyon-Marseille, 2009

L'un des plus grands matchs de l'histoire de la première division française s'est terminé sur un but contre son camp. Alors que l'OL a passé trois pions à l'OM en moins de 15 minutes, pour revenir de 2-4 à 5-4, Toulalan crucifie Gerland en envoyant, bien involontairement, le ballon au fond de ses filets. Mais qu'importent les trois points, il y eut l'ivresse...

Mario Mandžukić, France-Croatie, 2018

Un but contre son camp comme il y en a tant : centre tendu, du monde dans la surface, la tête défensive d'un attaquant qui part du mauvais côté. Sauf que lorsque c'est le premier but de la première finale de Coupe du monde de son petit pays, le geste fait tâche. Mandžukić s'en souvient bien, et ce n'est pas son but chipé dans les pieds de Lloris en fin de match qui pourra lui faire oublier.

Pierre Issa, France-Afrique du Sud, 1998

Pour le match d'ouverture de sa Coupe du monde, la France ne peut pas se manquer au Vélodrome. Dugarry lance les hostilités toute langue dehors, avant que Pierre Issa ne file un coup de main précieux. Un premier ballon détourné dans ses propres buts, une intervention manquée pour empêcher Thierry Henry de scorer le 3-0, et le tour est joué. Le tout dans un stade qu'il connait bien, puisque le Sud-Africain joue alors à... l'OM. Merci, l'ami !

Andrés Escobar, Colombie-Etats-Unis, 1994

Un tacle aux conséquences tragiques. Et pas seulement parce que la défaite de la Colombie face aux Etats-Unis (1-2) entraîne l'élimination des Cafeteros à la World Cup 1994. Mais surtout parce que le malheureux Escobar se fera assassiner dix jours plus tard à Medellin, dans un pays alors ravagé par la criminalité. Il avait 27 ans et était le capitaine de sa sélection nationale. Pour un tacle mal maitrisé, il a perdu la vie.

Franck Queudrue, Bastia-Lens, 2001

Tapez « Queudrue » sur Google, on vous proposera « csc » avant son prénom. Le but contre son camp le plus légendaire la première division. Un lob raté 99 fois sur 100 lorsqu'il est tenté volontairement. Et pour que le geste soit juste drôle, il est sans conséquence sur le résultat final puisque son RC Lens s'imposera finalement 3-1 à Bastia. On peut donc en rire sans arrière-pensée.

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