Touché par Ricciardo puis Bottas, Ocon a encore joué de malchance

Basile Davoine
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Auteur d'un départ canon sur la grille détrempée du Grand Prix de Turquie, était bien placé pour émerger du premier enchaînement de virages en troisième position. "Je ne crois pas que nous aurions pu conserver la troisième place très longtemps, mais au moins tout se présentait bien", confirme le pilote français. "La cinquième ou sixième place était probablement un objectif réaliste avec le rythme que nous avions, ça aurait été bien de terminer comme ça."

Malheureusement pour le pilote sur sa gauche, l'a envoyé en tête-à-queue en le heurtant sur sa droite. "J'ai pris un super départ, probablement mon meilleur de l'année", souligne le pilote tricolore. "J'ai eu le temps de revoir un peu les images. C'est juste un incident très malheureux au virage 1. Lewis était à l'intérieur de Daniel, qui a ouvert un peu la trajectoire et ça m'a touché à l'arrière. Je suis parti en tête-à-queue."

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Ce n'est toutefois pas à cause de cet incident qu'Ocon a perdu gros. Quelques instants plus tard, c'est qui a raté son freinage et a harponné le pilote Renault, sans qu'aucune enquête des commissaires ne soit finalement ouverte. "Je suis reparti, j'étais encore sur une belle dynamique. Ça aurait pu être pire, mais j'ai été heurté par Valtteri au virage 9", décrit Ocon. "Il a manqué le point de freinage, donc deux fois la même chose, mais cette fois j'ai dû rentrer au stand à cause d'une crevaison. C'est ce qui a complètement compromis ma course. Je suis tout de même revenu jusqu'à la 11e position alors que nous étions loin, donc le rythme était très costaud. Je crois qu'il y avait de bons points à aller chercher. On dirait que j'ai beaucoup de malchance récemment et j'espère que ça va s'inverser."

Renault doit se contenter d'un seul point marqué à l'issue de ce Grand Prix de Turquie, récolté par Daniel Ricciardo à la dixième place. L'Australien était le premier gêné d'avoir causé la perte de son coéquipier au départ, mais reste intimement convaincu qu'il ne pouvait rien faire d'autre. Plus globalement, il regrette un sérieux manque de régularité de sa monoplace dans les conditions aussi particulières de cette course.

"Nous ne repartons pas d'ici super contents", admet-il. "Nous savions que ce serait une course un peu folle. Mais c'est lors de celles-ci que l'on peut vraiment capitaliser, sauf que tout était déjà un peu perdu au premier virage. J'ai juste revu quelques images, c'est ce que j'ai ressenti sur le moment mais je voulais m'assurer qu'il n'y avait vraiment rien que je puisse faire différemment pour éviter de m'accrocher avec Esteban. Le départ était vraiment bon, mais j'ai dû lever le pied car je n'avais nulle part où aller. Esteban était bien parti car il était à l'extérieur, Lewis aussi car il était à l'intérieur, et j'étais un peu pris en sandwich. C'est dommage, c'est sûr."

"Ensuite, il y a eu des moments en course où nous avions un peu de rythme mais ce n'était pas suffisamment constant. C'était le plus gros problème. À un moment donné, Carol, mon ingénieur, m'a dit que j'étais le plus rapide en piste. Et je crois que deux tours plus tard, les pneus étaient complètement morts donc nous n'avions pas un rythme de course durable pour vraiment nous battre."