Toulouse-Lens: Montanier justifie sa composition (qui a pu agacer les Marseillais)

Les Marseillais ont certainement un peu tiqué à l’annonce de la composition de Toulouse face à Lens, son concurrent direct pour la deuxième place, mardi. Philippe Montanier, entraîneur du TFC, avait effectué neuf changements dans son onze de départ par rapport à celui qui avait débuté trois jours plus tôt face à Nantes en finale de la Coupe de France.

L’absence de nombreux titulaires habituels, fatigués par les festivités, a laissé planer un parfum d’iniquité chez les supporters marseillais sur les réseaux sociaux. D'autant que Lens s’est imposé (0-1) et revient à un point de l’OM avant le choc entre les deux équipes, samedi à Bollart (21h). Mais les Lensois ont beaucoup souffert face à l’équipe toulousaine remaniée. A l’issue de la rencontre, Montanier a justifié ses nombreux changements qui l’ont conforté dans son choix.

"Je sentais les joueurs très concentrés et déterminés"

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"Sur le onze de départ, sept avaient démarré à Montpellier où on a gagné et ce n’est jamais simple de gagner là-bas, a-t-il rappelé. Je ne m’appuie pas sur une équipe mais sur un groupe. La force du groupe est ce collectif et la possibilité de garder notre style, notre niveau de jeu quels que soient les joueurs qui démarrent."

Le technicien n’a senti aucun relâchement dans ses troupes et le scénario du match lui a donné raison avec un fort engagement. "L’équipe n’a eu qu’une demi-heure, 45 minutes pour travailler hier (lundi) mais je sentais les joueurs qui allaient démarrer très concentrés et déterminés, je n’étais pas du tout inquiet et la première demi-heure l’a montré."

Il n’a pas non plus noté de baisse de tension chez les cadres quand ceux-ci sont entrés en jeu en seconde période (van den Boomen, Aboukhlal, Dallinga, Dejaegere et Suazo). "On a bien vu jusqu’à la fin que ça s’est bien passé, note Montanier. Ils ont amené ce qu’il fallait, c’était difficile mais les joueurs ont toute tenté dans le dernier quart d’heure, on a gardé notre état d’esprit."

Le technicien conclut la soirée sur un regret: celui de ne pas avoir offert une victoire au public pour mieux fêter la Coupe de France. "Moi j’ai du mal, lance-t-il. L’amertume fait que ce n’est pas pareil, pour moi. Je suis toujours déçu de perdre et à domicile encore. Tout le monde était venu, le stade était plein donc la déception de ne pas offrir un résultat positif à nos supporters."

Article original publié sur RMC Sport