Tour de France - Les plus gros écarts depuis 2000 en première semaine du Tour de France

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Alors que Tadej Pogacar a écrasé ses adversaires lors de la 8e étape du Tour de France, samedi, retour sur trois éditions où l'écart au classement général était conséquent au soir du huitième jour de course. Samedi, en franchissant la ligne d'arrivée au Grand-Bornand après avoir porté une attaque tranchante à plus de 30 kilomètres de là, Tadej Pogacar avait amassé dans les replis de son matelas une très moelleuse et confortable épaisseur de secondes, qui lui permettent de dormir plus sereinement, après seulement huit jours de course. Son premier adversaire, Wout Van Aert, relégué à 1'48'' et le 5e au général, le jeune Danois Jonas Vingegaard pointant à 5' tout rond. Un écart conséquent mais pas totalement inédit dans l'histoire des vingt dernières années du Tour de France.

2014 : Vincenzo Nibali, favori pressé de creuser Au soir du huitième jour de course du Tour de France 2021, Tadej Pogacar a déjà repoussé au loin ses adversaires dans la lutte au Maillot Jaune. Une situation qui, si l'on jette seulement un coup d'oeil, pourrait rappeler l'édition 2014. Pourtant, les circonstances étaient loin d'être identiques. Lors de cette édition qui s'était élancée sur les routes britanniques du Yorkshire, c'est Vincenzo Nibali qui, après huit jours de courses, s'était déjà démarqué. Mais contrairement au jeune Slovène, le Requin de Messine n'avait pas bénéficié d'étapes montagneuses pour distancer ses rivaux. Nibali avait d'abord repris quelques secondes sur l'étape escarpée de Sheffield (2e étape), avant de surprendre tout le monde sur les pavés d'Arenberg. L'Italien avait faussé compagnie au peloton avec son coéquipier Jakob Fuglsang. Il avait persévéré au soir de la 8e étape lors de l'arrivée à Gerardmer pour compter 1'44'' d'avance sur son coéquipier et dauphin Fuglsang et 2'27" sur Alejandro Valverde alors cinquième du classement général. L'Italien avait finalement continué de gratter du temps au fil des étapes pour s'offrir son unique Tour de France à l'issue des trois semaines de course. lire aussi Le classement général 2004 : L'échappée belle de Thomas Voeckler En 2004, la Grande Boucle prenait son élan de Belgique. Après un prologue, deux sprints massifs, une étape piégeuse et un contre-la-montre par équipe où les US Postal avaient pris le contrôle, aucun écart considérable n'était à déplorer au classement général. C'est au sixième jour de course que Thomas Voeckler s'est emparé de son premier maillot jaune sur le Tour. Parti dans une échappée au long cours entre Amiens et Chartres (6e étape) en compagnie de Stuart O'Grady, Jakob Storm Piil, Sandy Casar et Magnus Bäckstedt, le Vendéen passait la ligne en quatrième position avec plus de douze minutes d'avance sur un peloton désintéressé. Après huit jours de course, Voeckler était toujours leader pour trois minutes devant Stuart O'Grady et sept sur le cinquième Magnus Bäckstedt. Le premier favori étant Lance Armstrong, sixième, et qui accusait un retard de pas loin de dix minutes (9'35"). Si l'écart n'avait pas été suffisant pour ramener le maillot jaune sur les Champs-Élysées, Thomas Voeckler avait revêtu cette tunique jusqu'au 15e jour de course avant de craquer et de terminer 18e du Tour. 2001 : Voigt en Jaune, avec les mêmes écarts qu'en 2021 Il faut remonter 20 ans en arrière pour trouver trace d'un écart similaire au Tour de France 2021, entre le Maillot Jaune et le 5e au classement général. En 2001, l'Allemand Jens Voigt possédait à Colmar 2'35'' d'avance sur le deuxième, le Français Laurent Jalabert, et 5' d'avance sur le Basque Igor Gonzalez de Galeano, alors 5e au général. Voigt et Jalabert avaient profité d'une longue échappée au cours de la 7e étape dans les monts d'Alsace pour bouleverser le classement général. Il faut dire que les huit premiers jours de course de ce Tour de France 2001 proposaient un parcours suffisamment sélectif pour favoriser les desseins d'une échappée dès le huitième jour de course. Cette 88e édition de la Grande Boucle s'était élancée dans le nord de la France, à Dunkerque. Durant la première semaine, le parcours donnait lieu à de nombreuses arrivées massives, après des étapes plutôt casse-pattes. Mais c'est bien à l'issue d'un contre-la-montre par équipes de 67 km que les principaux écarts du classement général se sont opérés. Des écarts qui permirent, deux jours plus tard, à Laurent Jalabert de s'octroyer sa seconde victoire d'étape sur ce Tour 2001 à Colmar, après son premier succès trois jours plus tôt à Verdun.

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