Tour de France - « Les chutes ont beaucoup coûté aux autres favoris », explique Tadej Pogacar, le Maillot Jaune du Tour de France

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Le Slovène Tadej Pogacar (22 ans, UAE Emirates) estime que le scénario fou, qui a agité les neuf premiers jours de course, l'a favorisé, lui qui a évité la casse. « Ce Tour de France se passe-t-il comme vous l'imaginiez ?
En ce qui concerne ma forme physique, oui, mes chiffres sont conformes à ce que j'attendais. Mais pour la course, non, je ne m'attendais pas à ça, à ces premiers jours très difficiles et aux chutes qui ont affecté beaucoup de coureurs et qui ont coûté beaucoup d'énergie à d'autres favoris. Je suis tombé le premier jour, mais j'ai eu de la chance et cela ne m'a pas du tout amoindri. lire aussi Alaphilippe pas surpris d'être distancé au classement général Quel a été votre meilleur jour depuis le départ ?
Le jour où je me suis senti le mieux, c'était celui du Grand-Bornand car le temps était froid et pluvieux, mais c'était supportable et cela m'allait bien, pas comme dimanche. Pour tout le monde, l'étape de Tignes était très éprouvante. Mercredi, c'est le mont Ventoux, un endroit mythique. Avez-vous envie d'y laisser votre empreinte ?
C'est un endroit très spécial et dans l'histoire du vélo, il s'est passé beaucoup de choses là-bas, même si je ne les connais pas toutes. J'ai reconnu l'étape. Je veux réussir sur le Ventoux mais je ne cherche pas particulièrement à le marquer de mon empreinte, non. « Je trouve qu'on défend très bien ce maillot jaune. Déjà vendredi, l'équipe a fait un boulot phénoménal malgré ce qui a pu être dit. Et on a prouvé le lendemain qu'on pouvait contrôler la course. J'ai dit aux gars (ses coéquipiers) qu'ils pouvaient être fiers » Depuis le départ, beaucoup pensent que si vous êtes battu, ce sera à cause de la faiblesse de votre équipe qui ne dégage pas une impression de maîtrise comme les Jumbo ou les Ineos certaines années. Cela a l'air de vous agacer...
Oui car notre équipe est pour le moment une des plus fortes sur ce Tour. Tous les gars courent à 100 % pour moi. L'an dernier, nous avions perdu deux coureurs très vite et on n'avait jamais eu à contrôler la course. Mais cette année, même si Marc Hirschi est tombé lourdement, il va mieux et on est tous encore là. Je trouve qu'on défend très bien ce maillot jaune. Déjà vendredi (lors de la longue étape du Creusot), l'équipe a fait un boulot phénoménal malgré ce qui a pu être dit. Et on a prouvé le lendemain qu'on pouvait contrôler la course. J'ai dit aux gars qu'ils pouvaient être fiers. lire aussi Chutes, résurrection, rythme effréné : retour sur la première semaine du Tour Vos performances éveillent les soupçons : comment prouver à ceux qui doutent qu'ils ont tort ?
Je ne sais pas, mais j'espère que tous les contrôles auxquels nous sommes soumis sont efficaces et qu'ils servent à ôter les doutes. Par exemple, dimanche, sur une seule journée, j'ai été contrôlé trois fois. Deux fois avant le départ (très tôt le matin et juste avant l'étape) et une fois après l'arrivée. C'est beaucoup mais je trouve que c'est important que ça se passe comme ça. »

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