Tour de France - Chutes, résurrection, rythme effréné : ce que que la première semaine du Tour de France avait réservé comme surprises

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Des chutes, des étapes parcourues à haute vitesse avec des échappées au long cours, la renaissance de Cavendish, des leaders indécis,... voilà ce que nous avons retenus du Tour de France avant la journée de repos.

Les Français en demi-teinte
Après neuf jours de courses, on ne peut pas dire que les Français aient réellement brillé sur leur Tour national. Sans Julian Alaphilippe vainqueur et en jaune à Landerneau sur la première étape et Nacer Bouhanni trois fois sur le podium sur les trois sprints massifs de cette première semaine de course, le bilan est bien maigre dans le clan tricolore.

Après avoir surpris en Bretagne (notamment dans la montée finale de Landerneau), Pierre Latour a craqué. Arnaud Démare et Bryan Coquard, tous les deux victimes de chute, se sont montrés impuissants dans les sprints avant d'arriver hors-délai à Tignes. Pierre Rolland, Benoît Cosnefroy et Warren Barguil marqués par leur chute semblent ne pas pouvoir se mêler aux victoires d'étapes. Guillaume Martin et David Gaudu tentent d'accrocher durablement le top 10. Les bonnes surprises viennent de la jeunesse - Franck Bonnamour et Aurélien Paret-Peintre -, placés et souvent à l'avant.

Cavendish se remet en selle
Les larmes aux yeux à Gand-Wevelgem en fin de saison dernière, comme si son avenir devait se tracer hors du vélo. Et à peine un an plus tard, revenu aux sources sous les ordres de Patrick Lefévère à la Deceuninck-QuickStep, Mark Cavendish a remis la machine en route. Une résurrection pour le missile de Man aux, désormais, 32 victoires sur la Grande Boucle. Des larmes de désarroi à celles de larmes au soir de son succès à Fougères, il n'y avait qu'un sprint.

Et un maillot vert, celui qu'il a retrouvé et qu'il ne compte pas lâcher jusqu'à Paris. Et il peut compter sur ses coéquipiers pour lui faire passer les étapes montagneuses dans les délais comme à Tignes où il a franchi la ligne, une fois encore les larmes aux yeux.

Le jeu des chaises musicales chez les leaders
Si du côté de la formation UAE Emirates, la seule partition jouée est celle de Tadej Pogacar, chez les autres écuries il a fallu tâtonner pour trouver la bonne tonalité. Ineos Grenadiers est arrivé sur le Tour avec trois voire quatre leaders (Geraint Thomas, Richard Carapaz, Richie Porte et Tao Geogheghan Hart) mais a dû rapidement se rabattre sur un seul et unique instrument en la personne de Carapaz après les chutes de Thomas, Porte et Hart.

Pour la Jumbo-Visma, la décision a été plus tardive. Avec Wout Van Aert et Primoz Roglic en leader annoncé, c'est finalement le jeune Jonas Vingegaard qui est devenu le chef d'orchestre. A cause ou grâce - l'avenir nous le dira - de la chute puis l'abandon du Slovène et le profil pas assez grimpeur du Belge.

Les chutes omniprésentes
Symbole des premières étapes du Tour de France, l'édition 2021 a été marqué par de multiples chutes à hautes vitesses durant la première semaine. Trop diront les amoureux de la Grande Boucle, d'autant que le casting initial en a pris un sacré coup. Exit les Roglic, Ewan, Peters, Haig qui étaient attendu comme des protagonistes majeurs de cette 108e édition, tant pour le classement général que les étapes. Sans compter les coureurs (tels que Hirschi, Cosnefroy, Lopez, Thomas, Froome...) qui ont goûté au bitume et qui sont toujours en course, dans l'espoir de retrouver des sensations. Le Tour de France pâtit quelque peu de l'affaiblissement des stars du peloton annoncés lors du Grand Départ.

Des étapes disputées à pleine vitesse
Cette première semaine du Tour de France 2021 s'est disputée sur un rythme effréné. Les coureurs, marqué par l'intensité des étapes, finissent ces 9 premiers jours exténués. Le peloton du Tour de France n'a pas trainé en route, comme en témoigne la vitesse moyenne de chaque étape. Depuis le départ, les coureurs se trouvent dans la moyenne haute des horaires prévisionnels de l'organisateur.

Le Tour des baroudeurs
Depuis le Grand Départ de Brest, trois échappés sont allés au bout. Le tout en seulement neuf étapes avec Matej Mohoric vendredi au Creusot, Dylan Teuns samedi au Grand Bornand et enfin Ben O'Connor dimanche à Tignes. Soit une chance sur trois. Surtout les coureurs ne sont arrivés massivement que deux fois en neuf étapes, la faute à un parcours propice aux audacieux et aux chutes. Une statistique surprenante qui n'est plus arrivée depuis bien longtemps sur le Tour de France. Le Belge Brent Van Moer (Lotto-Soudal) a failli en mener une quatrième sur la route du succès, à Fougères lors de la 4e étape, mais il lui a manquer 250 mètres. De quoi, rendre la course chaque jour particulièrement animée et palpitante.

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