Tour de France - Chutes, résurrection, rythme effréné, attaques: retour sur la première semaine du Tour de France

·4 min de lecture

Des chutes, des étapes parcourues à très haute vitesse avec des échappées au long cours, la renaissance de Cavendish, des leaders indécis,... voilà ce que nous avons retenu du Tour de France avant la journée de repos. Les Français en demi-teinte Après neuf jours de courses, le bilan des Français est mitigé. Julian Alaphilippe, vainqueur et en jaune à Landerneau sur la première étape et Nacer Bouhanni trois fois sur le podium sur les trois sprints massifs de cette première semaine de course, ont été au rendez-vous. Après avoir surpris en Bretagne (notamment dans la montée finale de Landerneau), Pierre Latour a craqué dans les Alpes. Arnaud Démare et Bryan Coquard, tous les deux victimes de chute, se sont montrés impuissants dans les sprints avant d'arriver hors-délai dimanche à Tignes. Pierre Rolland, Benoît Cosnefroy et Warren Barguil, marqués par leur chute, sont pour le moment en retrait. Guillaume Martin et David Gaudu s'accrochent au top 10 du général mais cela ne les condamne-t-il pas pour essayer de remporter une étape? A noter les bonnes surprises venues de la jeunesse - Franck Bonnamour (B&B Hotels) et Aurélien Paret-Peintre (Ag2r Citroën) -, placés et souvent à l'avant. Cavendish se remet en selle On se souvient de ses larmes à Gand-Wevelgem en fin de saison dernière quand il se demandait s'il ne s'agissait pas de sa dernière course chez les pros. Finalement revenu aux sources sous les ordres de Patrick Lefévère à la Deceuninck-QuickStep, Mark Cavendish, 37 ans, a remis la machine en route. Une résurrection pour le missile de Man aux, désormais, 32 victoires sur la Grande Boucle après ses succès à Fougères et Châteauroux. Revêtu du maillot vert, l'ancien champion du monde se verrait bien rallier Paris avec cette tunique sur le dos. Son équipe -Alaphilippe en tête- roule pour lui dans les sprints et est au soutien pour lui faire passer les étapes montagneuses dans les délais, comme à Tignes.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Le jeu des chaises musicales chez les leaders Si Tadej Pogacar est le seul et unique leader chez UAE Emirates, les autres écuries candidates à la victoire finale ont changé de cheval au gré de la course. Ainsi, chez Ineos Grenadiers, arrivé sur le Tour avec trois voire quatre leaders potentiel (Geraint Thomas, Richard Carapaz, Richie Porte et Tao Geogheghan Hart), on s'est vite rabattu sur le grimpeur équatorien après les chutes de Thomas, Porte et Hart. Pour la Jumbo-Visma, les circonstances de course ont également modifié les plans initiaux. Primoz Roglic, éliminé sur chute de la course au général avant son abandon au matin de l'étape de Tignes, on a pensé que Wout Van Aert pourrait assumer le leadership. Mais le champion de Belgique, malgré son tempérament d'attaquant, a montré ses limites en montagne. La formation néerlandaise reporte ses espoirs sur le jeune Jonas Vingegaard mais ne pourra pas rivaliser pour le maillot jaune. Les chutes omniprésentes Les premières étapes du Tour de France 2021 ont été marquées par de multiples chutes. Phénomène classique en première semaine sauf que ces chutes ont, cette année, fait des victimes parmi les cadors du peloton. On a ainsi vu sérieusement amochés Geraint Thomas, Chris Froome, Caleb Ewan, Primoz Roglic ou encore Marc Hirschi. Des étapes disputées à pleine vitesse Cette première semaine du Tour de France 2021 s'est disputée sur un rythme effréné. Les coureurs, marqué par l'intensité de la course et deux dernières étapes alpestres disputées dans des conditions météo exécrables, ont abordé exténués la journée de repos. Le peloton du Tour de France n'a pas trainé en route. En témoigne par exemple la vitesse moyenne entre Vierzon et Le Creusot: 45,5 km/h sur 249 kilomètres pour le vainqueur Matej Mohoric et une étape sans le moindre temps mort. Le Tour des baroudeurs Depuis le Grand Départ de Brest, trois échappés sont allés au bout en solitaire en seulement neuf étapes avec Matej Mohoric vendredi au Creusot, Dylan Teuns samedi au Grand Bornand et enfin Ben O'Connor dimanche à Tignes. Seules les étapes prévues pour arriver au sprint ont donné lieu à des arrivées groupées mais il s'en est fallu de peu à Fougères où le Belge Brent Van Moer (Lotto-Soudal) n'a été repris qu'à 250 mètres de la ligne.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles