Tour de France - Pas de consigne sur les images des spectateurs du Tour de France

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Samedi, une spectatrice voulant se montrer à la télévision a fait chuter gravement une partie du peloton du Tour de France. L'organisateur a porté plainte mais aucune consigne n'a été donnée au diffuseur. L'image a fait le tour du monde. Samedi, à 45 kilomètres de l'arrivée de la première étape du Tour de France, une spectatrice a brandi une pancarte sur le bord de la route, dos à la course et avancée sur la chaussée. Tony Martin a heurté le carton et violemment chuté, entraînant avec lui une cinquantaine de coureurs. Dimanche, Amaury Sport Organisation (ASO, propriété comme L'Équipe du groupe Amaury), l'organisateur de l'épreuve, annonçait porter plainte « contre cette dame qui s'est très mal comportée ». Pour autant, il n'a pas été demandé à France Télévisions, diffuseur mais aussi réalisateur du signal international pour les 100 chaînes retransmettant cette édition du Tour, de ne plus filmer les spectateurs sur le bord des routes. « Il n'y a pas de volonté de cacher le public ou de ne pas montrer les pancartes depuis dimanche », assure Pascal Golomer, le directeur délégué aux sports de France Télévisions. Et si le réalisateur Anthony Forestier a peu filmé les spectateurs lors de la deuxième étape, dimanche, « c'était plus lié à ce qui se passait en course et aux nombreux paysages patrimoine à passer, précise-t-il. Quand il y a un public très dense dans une traversée de village, le réalisateur propose un plan sur celui-ci parce qu'on veut montrer le retour de l'engouement populaire de ce Tour... Il le joue par exemple avec une caméra sur moto qui passe du public vers le peloton. De toute manière, on réalise un signal international. Il y a logiquement beaucoup de Français en bord des routes, donc il n'y a pas de volonté de mettre en avant un message personnel. Il y en a relativement peu qui sont diffusés... si ce n'est dans le feu de l'action. » Pascal Golomer, directeur délégué aux sports de France Télévisions « Nos commentateurs rappellent très souvent que c'est bien de venir encourager mais qu'il faut être toujours très prudent » Du côté d'ASO, si le directeur du Tour Christian Prudhomme a rappelé samedi que « les spectateurs viennent sur le Tour pour voir les champions, les champions qu'ils aiment, pas pour passer à la télé », il n'est pas question pour autant de moins filmer le public. « Cela fait partie de l'ADN de l'épreuve, rappelle Julien Goupil, en charge des médias. Notre réponse est plutôt de renforcer la communication en diffusant au mieux notre clip de sensibilisation à la sécurité sur les routes du Tour. Et les principaux diffuseurs jouent le jeu en le relayant régulièrement sur leurs antennes. » Dimanche, au lendemain de l'incident, France Télévisions l'a en effet proposé à plusieurs reprises. « On va s'efforcer de le programmer aussi souvent que possible sur les retours de pub pour que tout le monde ait bien le message en tête, promet Pascal Golomer. Et nos commentateurs rappellent très souvent pendant le direct et dans nos émissions que c'est bien de venir encourager mais qu'il faut être toujours très prudent... » lire aussi Toute l'actu des médias

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