Tour de France - David Gaudu : « On n'est pas à l'abri qu'énormément de coureurs craquent » d'ici à la fin du Tour

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David Gaudu (Groupama-FDJ), 10e du classement général à deux minutes du podium, estime que la première semaine du Tour va laisser des traces et peut encore provoquer de nombreuses surprises. « Quelles étaient vos sensations hier (dimanche) dans la montée vers Tignes, où vous avez un peu coincé sur la fin ?
Les conditions météo difficiles ne m'ont pas dérangé et je me sentais vraiment bien dans la dernière ascension, même quand Ineos a commencé à mettre en route. Mais quand Geraint Thomas a haussé d'un cran, ça m'a lâché d'un coup. Est-ce parce que je n'étais pas dans une très bonne journée, parce que je ne m'étais pas bien alimenté ? Je ne sais pas, il peut y avoir plein de paramètres. C'est une petite alerte mais je ne suis pas le seul dans ce cas, (Alexey) Lutsenko a aussi perdu du temps, par exemple. « J'ai rarement fait une semaine de vélo pareille » Êtes-vous globalement satisfait de votre première semaine ?
Oui, c'est une bonne entame de Tour, même si j'ai rarement fait une semaine de vélo pareille, avec autant d'intensité, de nervosité et de fatigue. Je vais rester sur la même ligne et continuer à courir en visant une victoire d'étape et un bon général. Le scénario de la course va faire que je pourrais avoir plus de liberté pour et pourquoi pas me glisser dans des échappées susceptibles d'aller au bout. Pour l'instant, c'était trop difficile : UAE ne me pose pas trop de problèmes, mais les (Wilco) Kelderman, les (Enric) Mas, ils ne me laissent pas sortir. Hier (dimanche), (Guillaume) Martin et (Ben) O'Connor ont eu un bon de sortie et ont réussi un beau rapproché au général. Maintenant, je suis derrière eux et j'espère prendre leur place. lire aussi Toute l'actu du Tour de France Quel regard portez-vous sur les performances de Tadej Pogacar depuis le début du Tour ?
Dans le col de Romme et celui de la Colombière (samedi), il a bluffé tout le monde, hier (dimanche) aussi dans une moindre mesure. Des équipes comme Ineos doivent bien gamberger en se demandant comment lui reprendre du temps... Pogacar est le plus fort mais ce n'est que la première semaine. Sur le Giro, on croyait que (Egan) Bernal avait écrasé la course à la première journée de repos, mais il a subi des petites craquantes en troisième semaine. Il reste le Ventoux, les Pyrénées... Paris est encore loin. J'espère aussi qu'il y aura un peu de vent en deuxième semaine, qu'on puisse jouer avec ça. Sur une journée, certains peuvent encore tout perdre. On n'est pas à l'abri qu'énormément de coureurs craquent. » lire aussi Le classement général

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