Tour de France : ce qu'on a aimé, ce qu'on n'a pas aimé

Pour la première édition d'un Tour de France femmes new look remporté par la Néerlandaise Annemiek van Vleuten, retour sur nos coups de coeur et nos déceptions.

On a aimé

L'audace de Juliette Labous

La jeune Française avait annoncé qu'elle visait une place dans le top 5 au classement final, elle finit à la 4e place avec à la clé une belle démonstration vers le Markstein ce samedi où elle a suivi les meilleures. Elle a su répondre présente pour se hisser à la première place de la hiérarchie française. Une performance encourageante alors qu'elle n'a que 23 ans.

Le public nombreux

Le pari d'attirer l'attention sur cette nouvelle épreuve est réussi, le public a été fidèle au Tour de France femmes au-delà des prévisions. Les camping-caristes des trois semaines du Tour masculin ont poursuivi l'aventure durant ces sept journées supplémentaires, et ont rencontré un autre public venu voir passer le Tour de France sans faire la moindre distinction entre les hommes et les femmes.

L'enthousiasme des coureuses

La fraîcheur et la disponibilité des coureuses durant toute la semaine ont rappelé que le cyclisme restait un sport de proximité. Leur professionnalisme en course ne les a pas empêchées de rester proches du public et de se plier sans rechigner aux sollicitations des médias, conscientes que ce nouveau Tour de France femmes était une magnifique vitrine pour mieux se faire connaître.

Le charisme de Marianne Vos

La grande championne néerlandaise a assuré le spectacle jusqu'aux dernières étapes en montagne, en remportant deux étapes et en portant le maillot jaune durant quatre jours. Même si elle savait qu'elle n'avait aucune chance pour la victoire finale en raison de ses faiblesses dès que la route s'élève, Marianne Vos a vraiment assumé son rôle de leader charismatique du cyclisme féminin.

On n'a pas aimé

Les chutes à répétition

Le manque d'inattention ou la trop grosse pression pesant sur les épaules d'une grande majorité des coureuses ont perturbé le début de l'épreuve marqué par de trop nombreuses chutes qui pour la plupart, auraient pu être évitées. On pense à la championne d'Australie Nicole Frain qui a donné l'impression de vouloir passer sans réfléchir à travers les filles à terre avant de percuter Marta Cavalli lors de la deuxième étape.

La discrétion d'Elisa Balsamo

La championne du monde a brillé par son absence des premiers rôles avant les étapes de montagne alors que les parcours devaient l'avantager. Elle a laissé la main à Marianne Vos alors qu'elle avait un rôle important à tenir avec son maillot arc-en-ciel. Elle a raté l'occasion de briller devant un plus large public.

Le manque de densité du peloton

S'il ne faut pas sous-estimer la performance d'Annemiek van Vleuten, on savait déjà que la Néerlandaise était au-dessus du lot. L'énorme différence de niveau entre le groupe réduit de ses dauphines et le reste du peloton n'a pas permis d'assister à de véritables passes d'armes.

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