Tour de France - Revue de presse - Revue de presse : « Le cyclisme entre dans l'ère Tadej Pogacar » après son deuxième sacre sur le Tour de France

·2 min de lecture
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Au lendemain du verdict final sur les Champs-Élysées, la presse internationale fait la part belle lundi au Tour de France. Tadej Pogacar et Wout Van Aert récoltent les lauriers qu'ils ont largement mérités. À tout seigneur tout honneur : le quotidien slovène Ekipa24 célèbre logiquement le Maillot jaune, qu'il avait affublé du surnom « Tourminator » après sa victoire à Luz Ardiden. « Tadej Pogacar a surclassé ses rivaux », peut-on lire sur la Une, affichant le large sourire du héros, sous ses trois maillots. En Suisse, Le Temps souligne aussi « l'outrageuse domination » du natif de Klanec, professionnel depuis à peine deux saisons, « Maillot jaune le plus dominateur depuis Lance Armstrong en 2004, selon son avance au classement », Jonas Vingegaard ayant été repoussé à 5'20'' : « Le Petit Prince a dévoré le renard en méchoui. » lire aussi Toute l'actu du Tour de France De l'autre côté des Pyrénées, Marca imagine déjà « un long règne », El Pais prévenant que « le cyclisme entre dans l'ère Tadej Pogacar ». Un phénomène que le journal espagnol décrit comme suit : « Invincible et cannibale. 22 ans. Deux Tours d'affilée. Aussi précoce que Fausto Coppi, qui a remporté son premier Giro à l'âge de 20 ans, aussi glouton qu'Eddy Merckx, qui collectionnait aussi les maillots de toutes les couleurs. » Même constat dans la presse quotidienne régionale hexagonale avec Le Dauphiné : « Si sa victoire avait créé la surprise l'an passé, le champion cycliste a dominé sans partage cette 108e édition de la Grande Boucle. Peut-être le début de l'ère d'un nouveau Cannibale dans le peloton ». Le Parisien se montre plus partagé, entre « une domination et des soupçons », puisque « les performances du Slovène comme l'ouverture d'une enquête préliminaire, suivie d'une perquisition au sein de l'équipe Bahrain Victorious, ont fait ressurgir le spectre du dopage ». Au Danemark, le Jyllands-Posten se projette déjà sur la suite pour Jonas Vingegaard, auteur de la meilleure performance d'un Danois depuis la victoire de Bjarne Riis en 1996. Deuxième, le coureur de 24 ans « a écrit l'histoire », sous les yeux de quelques compatriotes, présents au rendez-vous sur les Champs-Élysées. Alors que le Tour s'élancera de Copenhague le 1er juillet 2022 et passera trois jours au Danemark, les journaux locaux posent la question de sa capacité à grimper d'une marche. Politiken voit d'un très bon oeil ce résultat, convaincu qu'il permettra d'accroître l'enthousiasme populaire autour de la Grande Boucle l'été prochain. La Belgique salue unanimement Wout van Aert, De Morgen, Le Soir et La Gazet Van Antwerpen reprenant tous l'image du champion national portant son fils sur le podium. Le Het Nieuwsblad n'y a pas coupé non plus : « Le 108e Tour de France était une course à se lécher les doigts. Il ne manquait qu'une chose : un dénouement palpitant comme le dernier week-end de l'année passée. Sinon, ce Tour avait tout pour plaire. Et ce, en grande partie grâce à un Wout van Aert qui s'est une nouvelle fois surpassé et a remporté trois étapes. » Le Soir met plus particulièrement l'accent sur la manière dont « l'autre héros de ce Tour de France » a fini l'épreuve, avec trois succès sur les onze dernières étapes : « Certains sortent essorés de la Grande Boucle, lui, c'est plutôt l'inverse. Pas qu'il ne ressente aucune fatigue de ses trois semaines françaises mais Wout van Aert finit le Tour autrement plus fort qu'il y est entré, en Bretagne. Déjà lauréat d'une double ascension historique du Ventoux, le Belge a une nouvelle fois sorti le grand cru entre les vignes surchauffées, samedi, et sur les Champs-Élysées, dimanche, pour parachever son chef-d'oeuvre. » En Équateur enfin, La Hora accorde sans surprise les honneurs de sa Une à son champion Richard Carapaz, premier représentant du pays à se hisser sur le podium du Tour. Une performance qui confirme qu'il fait bel et bien partie « de l'élite mondiale » selon El Universo. Le grimpeur d'Ineos Grenadiers est devenu le vingtième homme à monter sur la boîte des trois Grands Tours du calendrier, après sa victoire sur le Giro 2019 et sa deuxième place sur la Vuelta 2020. Trois semaines de joies intenses et de souffrances, de bas et de hauts. Et au bout, à chacun son héros.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles