Tour de France - Dans la roue de l'équipe Ag2r-Citroën en repérage de la 1re étape de montagne du Tour de France 2021

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Greg Van Avermaet et quelques coéquipiers de l'équipe Ag2r-Citroën sont allés reconnaître, jeudi, une partie de la 1re étape de montagne du prochain Tour de France, prévue le 3 juillet prochain entre Oyonnax et le Grand Bornand. Qui devrait en surprendre certains.

De son propre aveu, jamais Greg Van Avermaet n'avait cumulé durant sa carrière autant de dénivelés au cours d'un stage d'entraînement. « Que ce soit dans les équipes belges où j'ai couru que chez BMC ou CCC, jamais je n'avais été amené à faire autant de kilomètres en montagne à l'entraînement, avouait le coureur flamand. J'étais considéré comme un spécialiste des classiques alors on m'épargnait ce genre de séances, même pour préparer le Tour de France. Mais je concède que cette méthode d'entraînement n'est pas inutile. C'est exigeant, surtout pour moi, mais ça peut être bénéfique pour plus tard. »

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Depuis le 14 mai, le leader belge de la formation Ag2r-Citroën a établi son camp de base au pied des pistes de ski de fond du Grand Bornand où s'achèvera la 1re étape de montagne, programmée le 3 juillet, du prochain Tour de France. Avec lui, son compatriote Oliver Naessen, le Suisse Michaël Schär et les Français Benoît Cosnefroy, Nans Peters, Dorian Godon et Clément Venturini ont également été convoqués dans les Alpes pour suivre le programme d'entraînement élaboré par Jean-Baptiste Quiclet, le directeur de la performance de l'équipe à identité savoyarde.

Depuis quinze jours, le beau temps n'a pas vraiment été de la partie. « On prévoit encore des orages demain (vendredi), alors on va écourter le stage et terminer ce soir (jeudi), signalait Quiclet. On a juste de la chance parce qu'on avait prévu d'effectuer le repérage des quatre-vingt-dix derniers kilomètres de la 8e étape du Tour aujourd'hui et il fait grand beau. »

Ce jeudi, le massif des Aravis présente encore un épais manteau neigeux. Mais le soleil est au rendez-vous et le thermomètre ose flirter avec les neuf degrés. « Et en plus les terrasses sont ouvertes », s'amuse Van Avermaet. Le Tour de France s'élance dans trente-six jours. Les détails deviennent importants. La liste des huit coureurs est sûrement dans la tête de Vincent Lavenu, le manager général. Il lui faut encore quelques certitudes.

D'ailleurs, pour certains, Godon et Venturini seraient en concurrence pour une place qualificative. Tout pourrait se jouer entre le Tour du Finistère (22 mai) et le Critérium du Dauphiné (30 mai-6 juin). Ce n'est pas la peine de s'attarder sur les routes de la 8e étape du Tour. Les deux quittent le groupe après le passage du Mont Saxonnex. Cosnefroy est lui aussi revenu assez vite à l'hôtel du Grand Bornand. Comme Godon et Venturini, un avion Lyon-Brest l'attend dans la soirée.

Pour Van Avermaet, Naessens, Schär et Peters, la sortie se poursuit. Ça sent le Tour de France. Les goudronneuses sont de sortie et les routes barrées se multiplient. C'est le cas dans la montée de la côte du Mont Saxonnex (km 104). Le col est étroit et les premiers pourcentages font grimacer. « C'est la première grosse montée du Tour et elle pourrait en surprendre plus d'un. »

Il faudra attendre juillet pour découvrir le sommet. L'asphalte fait peau neuve. Le temps de descendre vers Scionzier et le quatuor d'Ag2r-Citroën enchaîne avec l'ascension du col de Romme (8,8 km à 8,9 %). Van Avermaet se souvient. « En 2018, j'ai passé huit jours en jaune et mon dernier jour avec a été sur une étape qui se terminait au Grand Bornand avec le passage des cols de Romme et de La Colombière », dit l'ancien champion olympique.

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Justement, La Colombière se dresse cinq kilomètres plus bas. Le col est fermé, mais le groupe effectue le passage en force au grand agacement des employés de la direction de l'équipement. « Ça sera costaud », assure Van Avermaet après avoir prolongé sa sortie du jour d'une bonne heure. Il est temps de faire les valises et quitter les Alpes. D'ailleurs, le temps se couvre sur le Grand Bornand et l'orage menace.

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