Tour de France - Tadej Pogacar (UAE Emirates), vainqueur de la 18e étape : « Au-delà de mes rêves d'enfant »

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Vainqueur au sommet de Luz Ardiden de la 18e étape du Tour de France jeudi, Tadej Pogacar s'est dit « plutôt confiant » pour ramener le jaune à Paris. « À quel point êtes-vous sûr de la victoire finale à Paris ?
À 50 pour cent, il reste trois jours à courir, et on ne sait jamais ce qui peut arriver. Une mauvaise journée est toujours possible. Perdre six minutes dans un contre-la-montre, c'est déjà arrivé, mais je crois en moi. Vous allez gagner votre deuxième Tour. Pensez-vous que nous entrons dans une ère Pogacar ? Et qui pourrait vous menacer durant cette période ?
Je ne crois qu'il y a une ère Pogacar. Une génération a émergé et c'est déjà une très belle période. On devrait assister à de belles batailles. lire aussi Le film de la 18e étape Dans cette génération, quels noms vous viennent à l'esprit si vous devez lister vos futurs rivaux ?
Il y a trop de noms et ce serait insultant d'en oublier, mais je peux nommer Bernal, Van Aert, Evenepoel, Van der Poel, Vingegaard... Il y en a tellement, c'est difficile de les dénombrer. « Je vis dans un autre monde » L'an dernier, vous avez décroché le maillot jaune à la veille de l'arrivée et on a pu considérer qu'il y avait un peu de chance. Quelle signification supplémentaire a, cette année, le fait de dominer totalement ?
Je suis heureux. Je vis dans un autre monde. Je voulais gagner une nouvelle étape avec le maillot jaune, et voilà. Depuis l'an dernier déjà, je vis au-delà de mes rêves d'enfant. À l'époque, je rêvais simplement de prendre le départ du Tour et même pas de le gagner. On vous pose des questions sur les doutes qu'attirent vos performances depuis le début. Quel est votre rapport au passé de votre manager Mauro Gianetti (*) ?
Quand j'ai rencontré Mauro, il a été très sympathique avec moi, c'est une bonne personne. Je pense que ce qui s'est passé appartient au passé. Le nouveau cyclisme est un sport bien plus beau qu'auparavant. Je ne peux parler qu'en mon nom. Quel est votre commentaire sur la perquisition opérée dans l'hôtel des Bahrain-Victorious mercredi soir ?
Je ne sais pas quel commentaire apporter. Je suppose que c'était une procédure de contrôle pour vérifier que personne ne cachait rien. Je ne sais pas, je l'ai découvert au réveil. Vous êtes également monté sur le podium pour enfiler le maillot à pois, qu'en pensez-vous ?
C'est complètement dingue. L'année dernière, je l'ai porté une journée (après sa victoire au col de la Loze) et si je pouvais, je le porterais tous les jours tellement il plaît aux spectateurs. Mais je n'y pense pas parce que le jaune est évidemment la seule priorité. » lire aussi Le plan sans failles de Tadej Pogacar (*) Le patron d'UAE Mauro Gianetti était à la tête de Saunier Duval quand, sur le Tour 2008, l'italien Riccardo Ricco avait été contrôlé positif à l'EPO puis exclu avec l'équipe espagnole. Le directeur sportif de Pogacar, le Slovène Andrej Hauptman, lui, avait été interdit de départ du Tour 2000 en raison d'un taux d'hématocrite trop élevé.

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