Toyota signe un doublé à Bahreïn, l'équipage de la n°8 sacré champion du monde

Toyota a tout raflé à Bahreïn. (J. Delfosse/DPPI via AFP)

Toyota a réalisé un doublé lors des 8 Heures de Bahreïn samedi, avec la GR010 n°7 devant la n°8. Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa sont sacrés champion du monde. L'Alpine n'a pas été en mesure d'inquiéter les protos japonais et les Peugeot 9X8 ont encore rencontré des problèmes de fiabilité.

La saison 2022 du WEC a rendu son verdict samedi au terme des 8 Heures de Bahreïn, et dans la catégorie Hypercar, représentée par seulement deux équipes à plein temps, tous les lauriers sont pour Toyota. Alors qu'Alpine était en mesure de décrocher les deux titres mondiaux avant le départ de la course, c'est bien le constructeur japonais qui est sacré, après avoir signé un doublé sur le circuit bahreïnien, porté par sa vitesse et sa fiabilité.

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La GR010 n°7 (Mike Conway - Kamui Kobayashi - Jose Maria Lopez) s'est imposée, après avoir couvert 245 tours, 45 secondes devant sa soeur, la n°8, alors que cette dernière avait mieux débuté cette dernière manche de la saison depuis la pole. Mais il semblerait que Toyota ait décidé « d'offrir » la victoire à la n°7 en organisant un échange de positions après trois heures de course, l'Alpine étant trop loin pour vraiment inquiéter l'équipage de la n°8 au Championnat. La deuxième place de Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa est en effet suffisante pour leur assurer le titre, alors que Toyota est évidemment sacré chez les constructeurs.

La Peugeot n°94 termine à six tours, la n°93 abandonneLe trio de l'écurie française, qui roulait pour la dernière fois dans l'A480 (Alpine reviendra en LMP2 l'an prochain), n'avait pas le rythme suffisant à Bahreïn pour espérer mieux que sa troisième place et termine à deux tours. Mais Andre Negrao, Nicolas Lapierre et Matthieu Vaxivière, grâce à leurs deux victoires à Sebring et Monza, concluent le Championnat à la deuxième place. Et pourront se satisfaire d'avoir, par moments, comme le rappelait le Team Principal Philippe Sinault avant la course, été un caillou dans la chaussure de Toyota.

En l'absence de Glickenhaus, Peugeot était la troisième équipe de la catégorie Hypercar au départ. Après des essais libres et des qualifications plutôt encourageantes (la 9X8 n°93 était deuxième sur la grille), le début de course des protos français pouvait laisser espérer un podium pour la bande de Satory. Mais des problèmes de fiabilité ont encore une fois, comme à Monza et Fuji, entravé la bonne marche des 9X8. La n°94 (Loïc Duval - Gustavo Menezes - Nico Müller), qui est restée bloquée plus de huit minutes au stand pour changer de pompe à essence, est 4e à six tours. La n°93 (Paul di Resta - Mikkel Jensen - Jean-Eric Vergne) a elle été contrainte à l'abandon après 171 tours à cause d'un problème de boîte de vitesses. Reste que les LMH françaises ont encore montré des progrès et ont quand même des qualités à faire valoir (meilleur tour pour la 93 en 1'49''709).

Ferrari a le dernier mot en GTE ProEn LMP2, ce fut beaucoup plus serré qu'en Hypercar, et les batailles en piste furent nombreuses, notamment pour les places d'honneur. C'est l'écurie belge WRT qui s'est finalement imposée, avec la n°31 pilotée par Sean Gelael, Robin Frijns et René Fast. Suivent le proto américain de United Autosports, la n°23 (Oliver Jarvis - Alexander Lynn - Joshua Pierson), et la n°38 de Jota Sports (Roberto Gonzalez - Antonio Felix da Costa - Will Stevens), qui décroche le titre de la catégorie.

La catégorie GTE Pro, pour sa dernière sortie, a durant le premier tiers de la course offert un beau spectacle et un duel entre Ferrari et Porsche. Mais les 488 GTE ont fini par prendre l'avantage sur les 911 RSR, et se dirigeaient vers un doublé avant un problème mécanique (boîte bloquée sur le 5e rapport) sur la n°51 d'AF Corse (Alessandro Pier Guidi - James Calado). La Ferrari n°52 pilotée par Miguel Molina et Antonio Fuoco s'est imposée. La Chevrolet Corvette n° 64 (Tommy Milner - Nick Tandy) suit devant les deux Porsche officielles n°91 et 92 et la Ferrari n°51, qui arrive tout de même à décrocher le titre.

Enfin, en GTE Am, on trouve deux Porsche 911 aux deux premières places, celles de Team Project, la n°46 (Matteo Cairoli - Mikkel Pedersen - Nicolas Leutwiler) devant la n°56 (P. J. Hyett - Gunnar Jeannette - Ben Barnicoat). La Ferrari 100% féminine d'Iron Dames (Rahel Frey - Michelle Gatting - Sarah Bovy) prend la troisième place, les trois premiers se tenant en moins de 20 secondes. Ben Keating et Marco Sorensen, épaulés par Henrique Chaves sur cette dernière course, sont sacrés champions avec leur Aston Martin Vantage de TF Sport.