Trail - Data - Data : plus d'un tiers des traileurs se sont blessés l'année dernière

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L'UT4M, avec le laboratoire HP2 de l'Université Grenoble-Alpes et l'Unité Sports Pathologies du CHU Grenoble Alpes, a créé le Laboratoire Grandeur Nature, qui vise à passer au microscope la pratique du trail et ses impacts. Une première étude vient de délivrer ses résultats.

Plus d'un tiers des traileurs se sont blessés l'année dernière. C'est l'info marquante de cette étude réalisée par le Laboratoire Grandeur Nature, laboratoire issu d'un partenariat entre l'UT4M, le laboratoire HP2 de l'Université Grenoble-Alpes (INSERM) et l'Unité Sports Pathologies du CHU Grenoble Alpes. Sur les 550 traileurs ayant répondu à l'enquête, coureurs pratiquant des distances très différentes (entre 20 et 170 km), 34 % ont affirmé s'être blessés ou être tombés malade en 2020 des suites de sa pratique du trail (34,7 %).

Un résultat qui témoigne de la traumatologie non négligeable qu'occasionne la pratique, notamment lorsque celle-ci n'est pas envisagée de façon rationnelle, et qui augmenterait encore, selon l'étude, chez les traileurs réalisant moins de 1 000 m de dénivelé par semaine. Mais ce pourcentage n'est pas le seul résultat de cette enquête, loin de là : sa réalisation a un objectif bien plus large.

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« (Il s'agit de) mieux informer la communauté afin d'améliorer le bien-être des traileurs et leurs performances, prévenir les blessures et certains problèmes de santé ou tout simplement diminuer le pourcentage d'abandons, ce sont les objectifs de cette étude réalisée par questionnaire et s'intégrant dans des recherches de terrain plus larges que nous conduisons avec l'Ut4M », explique Samuel Vergès, docteur en physiologie.

Dans les autres conclusions de l'étude, Vergès retient, entre autres :
- le volume d'entraînement monte à mesure que le niveau et les distances augmentent
- près d'un coureur sur deux (48 %) se restreint dans son alimentation dans sa quête de performance.

Mais le nerf de la guerre dans les travaux du docteur Vergès reste la prévention des blessures : « Comme dans chaque sport, lorsque l'on se dirige vers des efforts intenses, le corps est plus sollicité et logiquement, le risque de se blesser augmente. La proportion des coureurs qui se blessent est donc plus élevée chez les coureurs d'épreuves de plus de 100 km. »

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« En revanche, on observe que le nombre d'heures et de kilomètres parcourus durant l'entraînement n'est pas systématiquement lié aux blessures, poursuit-il. Il apparaît également que la pratique sur des terrains aux dénivelés importants n'augmente pas forcément le risque de blessures, ce qui est plutôt rassurant pour les traileurs constamment en train de gravir des cols de montagne. Il existe aussi un lien entre les blessures et certains comportements nutritionnels inadaptés, apports énergétiques insuffisants et entraînements trop intenses. Suite à ces analyses, nos recommandations sont de se préparer convenablement en fonction de l'épreuve que l'on souhaite réaliser : adapter son alimentation, sa récupération et bien sûr, son programme d'entraînements. »

Une étude qui cite aussi avec un chiffre rassurant : 99 % des traileurs pratiquent d'autres sports. Une bonne nouvelle quand on sait que varier les sports et les efforts reste un des meilleurs moyens de ne pas trop solliciter son organisme.

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