Trail - EcoTrail de Paris : Manu Gault en or, mais pas Sylvaine Cussot !

L'Equipe.fr

Le doublé sur l'EcoTrail de Paris pour ce couple de spécialistes du trail urbain ne sera pas encore pour cette année ! Si Manu Gault parvient à s'imposer pour la 4e fois sur le rendez-vous parisien ce samedi 18 mars, Sylvaine Cussot doit se contenter de l'argent pour cette fois, derrière une Jasmin Nunige impériale (7e au scratch).Ils totalisent à eux deux près de cinq victoires, et pas moins de sept podiums sur l'EcoTrail de Paris. Mais les coureurs du team Asics, Sylvaine Cussot et Manu Gault, n'ont encore jamais gagné ensemble. Le second déboulait en tête au premier étage de la Tour Eiffel (ligne d'arrivée de cette épreuve de 80 km et 1 500m de dénivelé positif) en 2009, 2014, 2015 et 2017, quand sa compagne prenait l'or en 2016.Le 18 mars, Sylvaine Cussot n'a pas réussi à réitérer son exploit de 2016 et a dû s'incliner face à la maestria de Jasmin Nunige (6h28, 7e au scratch), vainqueur de la course féminine avec près de 30 minutes d'avance sur Cussot.Toujours pas de doublé donc sur l'EcoTrail de Paris pour le couple de spécialistes du trail roulant ! Ce n'est pourtant pas faute d'arriver en premiers challengers sur les classiques du genre : Manu Gault est aussi monté sur cinq podiums à la Saintélyon et a terminé en or en 2012, quand Sylvaine Cussot a pris trois podiums sur la classique lyonnaise ces trois dernières années. Mais revenons à la base : pourquoi cette spécialité familiale ?« Ce n'est pas vraiment une spécialité, mais il est vrai que c'est sur ce format d'épreuves, à mi-chemin entre la route et le trail, que nous sommes les plus performants. Cela s'explique surtout par le fait que nous venons de la course sur route et que nous ne sommes pas des montagnards », explique Sylvaine Cussot.C'est en accompagnant son compagnon Manu Gault sur ses courses que Sylvaine – que tout le monde ou presque appellent Sissi sur les bords des sentiers – a découvert les courses de trail urbain, ces épreuves qui vont chercher les espaces naturels aux abords des grandes villes (au risque de courir quelques kilomètres sur la route tout de même) pour permettre aux coureurs citadins de pratiquer le trail sans forcément rejoindre les montagnes. « Puis j'ai essayé et assez vite, j'ai fait quelques résultats. Alors je me suis prise au jeu. »Si les deux coureurs visent bien la gagne sur les grandes dates du circuit EcoTrail et sur la Saintélyon, il ne se limitent pas pour autant à ce format de courses bien spécifique : Manu Gault a tout de même dans son palmarès une victoire sur la CCC en 2011, et une 3e place sur les Grands Templiers en 2010, quand Sylvaine Cussot a remporté l'Intégrale des Causses des Templiers et a terminé 2e de l'Ultra Fjord en Patagonie, un trail de 70km considéré comme l'un des plus durs au monde.« Mais c'est vrai qu'on n'est plus à l'aise quand on peut courir toute la course. Quand on peut se contenter d'un porte bidon et qu'on n'a pas besoin de prendre des bâtons. Lorsqu'il nous faut marcher en montée par exemple, on a la fausse impression de ne plus être performants. Bref, le technique, ce n'est pas notre truc », assume tout sourire la jeune femme. Un créneau qui réussit bien aux deux coureurs : alors pour quand le doublé sur une grande classique ?Tous les résultats de l'Eco-Trail de Paris 2017.

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