Trail - Trail : Maude Mathys et Stian Angermund remportent le Marathon du Mont-Blanc

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Les deux vainqueurs de la première étape de la GTWS, Olla de Nuria en Espagne, Maude Mathys et Stian Angermund, ont également remporté le deuxième rendez-vous du circuit, le Marathon du Mont-Blanc (38km/ 2950m de dénivelé positif), à Chamonix ce dimanche. Comme pour chaque édition du Marathon du Mont-Blanc, avant même que le départ soit donné, à 6h ce dimanche matin à Chamonix, le scénario semblait déjà écrit. Le départ s'est fait en trombe pour une première partie de course très roulante. Les 13 premiers kilomètres se sont courus en peloton à près de 15km/h de moyenne sur des sentiers rapides où seuls quelques centaines de mètres de dénivelé sont venus entraver des traileurs devenus de véritables athlètes capables d'allonger la foulée. C'est donc au Tour qu'a vraiment commencé la course cette année, modification du parcours oblige. En effet, le col des Posettes a été emprunté dans l'autre sens par les coureurs, un changement - dû à la crise sanitaire - qui a réduit la distance de près de 4km mais qui a ajouté quelques centaines de mètres de dénivelé au compteur avec plus de 2900m d + à réaliser. En tête à l'entrée du single qui mène au premier sommet de la course, le Polonais Bartomiej Przedwojewski a tenu son engagement : celui de faire oublier sa contre-performance à Olla de Nuria (10e) et de montrer de quoi il est capable à Chamonix. Mais ses principaux adversaires, le champion en titre de la course, Davide Magnini, et le vainqueur de la première étape de la GTWS 2021, Stian Angermund, ne l'ont pas laissé sortir de leur champ de vision. Thibault Baronian 6e et premier Français « Bart (Bartomiej Przedwojewski, ndlr) a vraiment poussé dans cette section et encore plus dans la descente. Moi, je me remettais tout doucement d'une première partie de course très difficile et commençais à me sentir mieux. Je suis resté au contact de Bart avec Davide Magnini, attendant de voir s'il tiendrait le rythme », raconte Stian Angermund. « C'est vrai que j'ai vraiment poussé, surtout dans la descente. J'ai joué ma chance à fond, je savais que c'était là que je pouvais faire un écart. Mais j'ai peut-être trop poussé », concède le Polonais. Car l'ordre s'est inversé une fois parvenus en bas du col, à la mi-course, à Vallorcine. Stian Angermund a pris les commandes à la sortie du ravitaillement et creusé un petit écart dans la montée roulante du col des Montets. De là, plus personne ne reverra sa tenue noire et blanche : Stian Angermund s'est envolé vers sa 2e victoire en autant d'étapes de la GTWS 2021, affichant une fraîcheur qui semblait témoigner de sa forme remarquable ce début de saison. « Je n'étais plus frais du tout (rires). Dans l'ascension vers La Flégère puis vers l'arrivée à Plan Praz, je luttais pour ne pas faiblir et je regardais sans cesse derrière : j'avais peur, notamment, de Davide Magnini dans cette dernière partie », poursuit le Norvégien. Si le vainqueur du jour s'est imposé en 3h18, il avait raison de craindre le retour de Magnini qui est parvenu à dépasser Przedwojewski (finalement 3e en 3h23) dans cette dernière section tout en montée. Le jeune Italien a donc passé la ligne d'arrivée en 2e position, deux minutes après Angermund. « Mes jambes étaient tellement lourdes ce matin (dimanche matin) que j'ai eu peur de ne pas arriver à bien gérer la fin de course. Mais je m'en suis sorti et, honnêtement, je suis très content de ma performance », a réagi celui qui annonçait la veille qu'il n'était pas dans les meilleures dispositions pour viser la gagne. Rémi Bonnet (Suisse), un des artisans de la tête de course à Olla de Nuria, un peu en retrait ce dimanche, est parvenu à remonter plusieurs athlètes dans la dernière partie pour terminer quatrième, quand Francesco Puppi a fini par passer la ligne à la 5e place. Le premier Français, Thibault Baronian, qui confiait à la mi-course ne pas être dans un bon jour, a réussi tout de même à accrocher la 6e place (3h33). Derrière lui, aux 9e et 10e rangs, deux jeunes athlètes français, Anthony Felber (23 ans) et Simon Gosselin (26 ans) ont intégré le top 10. Maude Mathys intouchable Chez les femmes, que cela monte ou qu'il faille accélérer le rythme, force est de constater que personne n'arrive à suivre la Suissesse Maude Mathys cette saison. Agressive dans le vertical grâce à son passé de skieuse-alpiniste et très rapide sur le plat, sa tentative de qualification aux JO de Tokyo sur marathon en témoigne, Mathys a fait le choix de partir seule dès les premiers kilomètres engrangeant une avance de plus en plus confortable sur ses deux premières challengers, les Françaises Blandine L'Hirondel et Anaïs Sabrié. Déjà à plus d'une minute des deux Françaises au Tour, Maude Mathys n'a pas été inquiétée dans la deuxième partie de course et a déroulé sa partition jusqu'à l'arrivée pour finir par s'imposer en 3h51, 23e au classement général, même résultat qu'à Olla de Nuria. « Pourtant, j'avais les jambes très crispées en début de course, j'avais dû mal à tenir mon rythme et je n'avais finalement que quelques dizaines de secondes d'avance sur Anaïs avant le Tour. Heureusement, dans les parties verticales, les sensations sont revenues et j'ai pu m'exprimer plus sereinement. Mais c'est clair que je n'avais pas les mêmes sensations qu'en Espagne il y a 3 semaines. Là-bas, je volais », expliquait la vainqueur du jour. Derrière, Anaïs Sabrié s'est accrochée pour aller chercher la deuxième place, à neuf minutes de Mathys. L'Hirondel complète le podium en 4h07.

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