Trampoline - Sébastien Martiny, jeune retraité

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À 36 ans, Sébastien Martiny met un terme à sa longue et riche carrière de trampoliniste, auréolé de plus de trente médailles internationales. « C'était programmé, je suis allé au bout du monde. » C'est avec ces mots que Sébastien Martiny annonce la fin de sa carrière de trampoliniste. À 36 ans, le jeune homme estime avoir eu « beaucoup de chance ». Il a réussi à exprimer son potentiel d'acrobate, à cumuler une trentaine de médailles internationales, dont cinq mondiales.

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À l'instant de plonger dans son passé, il relève de nombreux épisodes. Le premier se passe au Canada, escale inaugurale d'un voyage qui en comportera de nombreuses autres. « À 11 ans, j'étais déjà performant, j'ai découvert le haut niveau en terminant 4e des Championnats du monde individuel (-12 ans), se souvient-il. En synchro, on avait gagné avec Greg et cette première Marseillaise a été un moteur pour moi. » Comme Grégoire Pennes, Sébastien Martiny a débuté le trampoline à 6 ans au club de Bois-Colombes. Ensemble, ils vont écrire de jolies pages du trampo bleu, multiplier les podiums européens et mondiaux. « J'ai débuté ma carrière avec Christine Blaise, je l'ai finie à 36 ans avec elle », pointe aussi Martiny, en remerciant la technicienne qui est bien plus que ça pour le jeune homme qui s'est pourtant exilé huit ans à Antibes, à partir de 2004, pour progresser sous les regards du binôme formé par Franck Bardy et Guillaume Bourgeon. « Un des moments forts, c'est la première médaille mondiale en 2007 », dépoussière Sébastien Martiny. C'était encore une fois au Canada, mais surtout par équipe, « avec David Martin que j'admirais devant ma télé quand j'étais petit », dit-il. Un tour du monde pour relancer sa carrière en 2012 Régulièrement récompensé en synchro, avec son acolyte Grégoire Pennes, Sébastien Martiny chérit la médaille d'argent des Mondiaux de 2010, deux ans après leur breloque initiale. « C'était à Metz, on était attendu. La salle comble nous avait acclamés avant même qu'on réalise notre passage. Et on avait été super bons. Seuls les Chinois nous avaient battus. » Il décrochera deux autres médailles mondiales dans cet exercice synchronisé, mais avec un autre partenaire, Allan Morante, ce qui constitue une sacrée performance. La preuve d'une grosse capacité d'adaptation aussi, qui ne doit rien au hasard. « En 2012, soutenu par ma fédération, je suis parti en solitaire dans un tour du monde pour relancer ma carrière. Je me suis appuyé sur mes contacts dans la famille mondiale du trampo, je me suis adapté au système de chaque équipe nationale avec laquelle j'ai travaillé. » Devenu le meilleur Français, et après avoir été deux fois remplaçant, il a disputé les Jeux Olympiques de Rio (en individuel), y a battu son record personnel sur le premier exercice, a buté d'un rien sur la finale (10e). « J'ai pu apprécier, j'avais le recul nécessaire pour mesurer le chemin parcouru », savoure-t-il. C'est aussi sur les toiles qu'il a rencontré sa femme, ensemble ils ont défilé et disputé les Jeux européens. Autant de souvenirs pour ce Conseiller technique sportif qui se juge prêt à endosser de nouvelles missions. Il a tellement appris, et souhaite aujourd'hui partager.