Transferts - Aurier : "Arsenal, ça ne se refuse pas"

Ce samedi soir, face à Valenciennes, Serge Aurier disputera sans doute son dernier match avec Toulouse. Le meilleur latéral droit de Ligue 1 ne s'en cache pas : il veut voir autre chose. Et c'est la Premier League qui semble avoir sa priorité.

Eurosport
Transferts - Aurier : "Arsenal, ça ne se refuse pas"
.

Afficher la photo

Serge Aurier (Toulouse) souhaite "découvrir autre chose" la saison prochaine

Après une saison exceptionnelle d'un point de vue individuel, vous disputerez ce samedi sans doute votre dernier match avec Toulouse. Dans quel état d'esprit êtes-vous ?

Serge AURIER : Je ne suis pas encore parti, mais c'est sûr que j'ai passé trois années magnifiques ici. Je suis heureux et ça se voit dans mes performances. J'ai progressé parce que je suis un fou de travail, mais je ne m'attendais pas forcément à ce que ça aille si vite.

Réalisez-vous le parcours accompli depuis votre arrivée à Toulouse jusqu'à ce titre de meilleur arrière droit de L1 ?

S.A. : Non, je ne réalise pas. De toute façon, les récompenses individuelles ne sont pas dans mes plans de carrière. J'aurais préféré finir européen. Je suis content d'être dans l'équipe-type de Ligue 1, mais je ne m'arrête pas là-dessus.

Aujourd'hui, vous avez atteint un tel niveau de performances qu'il semble difficile à Toulouse de vous retenir. Comptez-vous quitter Toulouse cet été ?

S.A. : C'est certain que je serais un peu déçu de rester à Toulouse, surtout après une saison comme celle-ci. J'ai envie de découvrir autre chose. Le TFC reste un très bon club de Ligue 1, avec des joueurs de grande qualité. Alain Casanova est un entraîneur que je respecte beaucoup. C'est un excellent éducateur, qui est fier de voir partir ses meilleurs joueurs, comme Capoue ou Sissoko, dans des grands clubs. J'espère qu'à la fin de saison, tout le monde sera content. Quand c'est le moment, il faut partir. Mais je serai toujours reconnaissant envers Toulouse, qui m'a aidé quand j'étais dans une situation plus délicate. Je serai triste de quitter ce club. Ce samedi, je suis un peu bizarre. J'ai un pincement au cœur.

Voir galerie

.

Avez-vous déjà parlé de votre futur avec Olivier Sadran, votre président ?

S.A. : Pour l'instant, je n'ai pas parlé avec le président. J'ai encore de grosses échéances qui arrivent, notamment avec la Coupe du monde. Si mon cas se règle avant le Mondial, tant mieux. Mais ça ne me dérange pas.

Paris vous suit avec insistance. Seriez-vous intéressé par le challenge du PSG ?

S.A. : C'est flatteur de voir des clubs comme Paris s'intéresser à moi. Aujourd'hui, je finis ma sixième saison en Ligue 1 et j'ai envie de découvrir autre chose : un autre championnat avec d'autres émotions, une autre mentalité. J'ai envie de découvrir la culture de la gagne, de remporter des trophées.

Aujourd'hui, le club qui semble le plus intéressé par votre venue, en cas de départ de Bacary Sagna, reste Arsenal.

S.A. : Je n'ai jamais mis la priorité sur un club en Angleterre car même le promu est respectable. Je vais privilégier celui qui me montrera le plus son attachement à moi, celui qui me garantira du temps de jeu. Après, Arsenal, ça ne se refuse pas. C'est un club qui a une histoire, qui a accueilli beaucoup de francophones, qui a un entraîneur français. Et puis, Arsenal est toujours à la recherche de titres et joue la Ligue des champions.

Avez-vous déjà eu des contacts directs ou indirects avec un club qui s'intéresse à votre venue ?

S.A. : Non. J'arrive à faire la différence entre les bruits qui courent et le concret. Si j'ai un agent, c'est que j'en ai besoin. Il m'informe quand les choses sont sûres, je ne veux pas entrer dans les détails tant que rien n'est concret. Surtout à la veille d'une Coupe du monde. Un Mondial, ce n'est pas un match de quartier. J'ai besoin de focaliser mon attention sur lui et je ne veux pas m'éparpiller.

Voir galerie

.

Afficher les commentaires (1)